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Fonction publique : l’UGTT hausse le ton contre la vie chère et les décisions imposées

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Par Imen Nouira

    La section de la fonction publique relevant de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a haussé le ton, à l’issue d’une réunion tenue le mercredi 22 avril 2026 au siège de la centrale syndicale, en dénonçant la détérioration du pouvoir d’achat, la dégradation des services publics et la poursuite de décisions prises sans concertation.

    Réunis sous la présidence du secrétaire général de l’UGTT, Slaheddine Selmi, et en présence de plusieurs responsables syndicaux, les participants ont passé en revue la situation générale du pays et les conditions au sein des différents secteurs de la fonction publique.

    Vie chère et malaise social

    Dans leur déclaration, les membres de la section ont réaffirmé leur attachement à l’UGTT et leur disposition à défendre l’organisation face à toute politique ou mesure visant, selon eux, à l’affaiblir. Ils ont également insisté sur leur attachement aux droits et libertés publiques et individuelles, plaçant la liberté syndicale au premier rang de leurs priorités.

    Le communiqué met surtout l’accent sur la pression croissante subie par les agents publics. L’organisation évoque une flambée continue des prix, jugée insuffisamment maîtrisée, ainsi qu’une dégradation de la qualité des services essentiels. Selon le texte, cette situation a provoqué un recul dangereux du pouvoir d’achat et une détérioration sensible des conditions de vie des travailleurs.

    La section a également critiqué la suppression du prélèvement automatique direct au profit de l’UGTT, y voyant une atteinte aux équilibres du dialogue social et au fonctionnement syndical.

    Dialogue social et mobilisation du 1er mai

    Sur le plan social, la structure syndicale appelle à l’ouverture de négociations sérieuses et responsables avec les autorités afin d’améliorer les conditions matérielles et professionnelles des agents publics. Elle réclame également la fin des décisions unilatérales, estimant qu’elles ne font qu’alimenter les tensions sociales.

    L’UGTT demande par ailleurs le respect des engagements antérieurs et l’application des accords conclus, notamment celui du 6 février 2021, présenté comme un test de crédibilité des négociations sociales en Tunisie.

    En prévision de la fête du Travail, la section a enfin appelé les agents de la fonction publique à se mobiliser massivement lors du rassemblement du 1er mai à la place Mohamed Ali, à Tunis, afin de défendre leurs acquis sociaux et syndicaux.

    I.N.

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    Commentaire

    1. zaghouan2040

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      24 avril 2026 | 4h19

      L’un des problèmes les plus sérieux impactant les Tunisiens est l’incroyable incapacité des autorités à freiner la spirale infernale de hausse continue des denrees alimentaires et des biens de consommation en général y compris les prix de biens durables comme l’immobilier.
      L’INS a beau publier des chiffres rigolos qui décrédibilise chaque jour un peu plus cet organisme, rien n’y fait 4,8 à 5,5% de taux d’inflation, 15 à 16% de taux de chomage etc
      C’est un comportement débile qui nuit à la crédibilité de l’Etat

      Si l’on analyse de manière basique les caractéristiques et les sources de dérapage spectaculaire des prix des denrées alimentaires par exemple, on se rend compte qu’il n’y a pas de pénurie des denrées concernées.
      il y a détournement massif et systématique des quantités produites : agrumes, pommes, poires, tomates, fraises, oignons, fromages, beurre, poulet ….
      Les quantités disponibles aux différents marches de gros de presque tout le territoire, à l’exception notable des gouvernorats du Nord Ouest, semblent avoir parfois fondu de moitié comme à Bir El Kassaa
      Il y a donc indiscutablement détournement et rétention des quantité achetées auprès des producteurs locaux, au profit des circuits parallèles
      par ailleurs la hausse spectaculaire du prix du mouton pour l’Aid 2026 provoque l’effarement : 2000 DT pour un mouton de 8 mois donnant 12 à 15 Kg de viande

      Voila 6 années que ce régime nous serine à propos de sa volonté indéfectible d’éradiquer la spéculation sur les denrées de base et la hausse continue des prix : ce que le Tunisien moyen subi , laminé financièrement par cette inflation qui dépasse CERTAINEMENT les 15%, c’est une incapacité progressive à nourrir, loger, vêtir et éduquer correctement ses enfants et sa famille en général

      On ne parle plus de paupérisation : on parle d’effondrement de la classe moyenne, notamment hors des 3 métropoles côtières

      Les choses sont pourtant claires : la mafia multidimensionnelle de l’économie informelle continue de réguler directement les quantités de denrées de base disponibles : est ce que ceci au moins a été compris par ce régime ou bien y a t-il des complicités-clés au sein même de l’appareil « administratif » ???

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