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Zied El-Heni placé en garde à vue 

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Par Nadya Jennene

    L’avocat Samir Dilou a annoncé, vendredi 24 avril 2026, le placement en garde à vue du journaliste Zied El-Heni, à l’issue de son audition par les services de la Garde nationale.

    Dans une publication diffusée la veille sur Facebook, Zied El-Heni avait indiqué avoir été appelé à comparaître devant la cinquième brigade centrale de lutte contre les crimes liés aux technologies de l’information et de la communication, relevant de la Garde nationale à l’Aouina.

    Le document officiel joint à cette publication précisait que l’intéressé devait être entendu en qualité de suspect, sans pour autant mentionner la nature des faits qui lui sont reprochés ni les contours de l’affaire en question. Cette absence de détails a rapidement suscité interrogations et inquiétudes dans les milieux journalistiques et auprès de l’opinion publique.

    À ce stade, aucune communication officielle supplémentaire n’a été émise pour éclairer les raisons de cette convocation ni les motifs ayant conduit à son placement en garde à vue. Selon des sources proches du dossier, Zied El-Heni a été convoqué et placé en garde à vue suite à une intervention dans une conférence et un post Facebook afférent.

    L’annonce faite par Samir Dilou a aussitôt ravivé les préoccupations relatives à la situation de la liberté de la presse en Tunisie, tant dans les cercles médiatiques que parmi les défenseurs des libertés publiques. 

    N.J

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    3 commentaires

    1. Salah tataouine

      Répondre
      24 avril 2026 | 18h53

      je ne connais pas le dossier du journaliste pour me prononcer…mais il y a quelques jours j etais furieux…suite à l assissinat d une journaliste
      j ai publié ici meme un commentaire
      Salah tataouine
      Répondre
      24 avril 2026 | 11h59
      Moi…je suis resté dans le silence …
      Amal Khalil n’était pas une journaliste ordinaire. Elle était une mémoire vivante du Sud-Liban, une femme qui n’a jamais quitté son territoire, qui a transformé sa vie en témoignage. La menace reçue en 2024 – « Pourquoi ne pas aller au Qatar, chez ton frère ? » – elle y a répondu en refusant de plier, en continuant à filmer, à écrire, à être là où les autres ne vont pas.

      Elle n’était pas une envoyée spéciale jetable. Elle était une enfant du sud, élevée dans la résistance quotidienne à l’occupation. Elle n’avait pas besoin qu’on lui explique le conflit : elle le vivait. Elle dérangeait les fous, les corrompus, les tièdes. Elle ne cherchait pas la gloire, mais la vérité. Et elle est morte parce qu’elle était exactement là où il fallait être – pas par imprudence, mais par devoir.

      Le directeur d’El Akhbar qui l’a envoyée, ou qui ne l’a pas retenue, pleure aujourd’hui. Mais ses larmes ne la ramèneront pas. Il aurait dû la protéger, l’équiper, l’écouter. Au lieu de cela, il la pleure en faisant semblant. C’est trop facile.

      ma caravane s’incline devant Amal. Son courage dépasse mes graphs et mes niveaux. Moi, je trade des contrats. Elle, elle tradeait sa vie contre des images. Paix à son âme, et honte à ceux qui l’ont exposée sans la couvrir.

      Pour Alan, en anglais :
      « Amal Khalil, Lebanese journalist, was killed in the south. She refused to leave. She filmed, she wrote, she witnessed. Her editor should have protected her. Now he cries for the camera. We remember her. hhh »

      je me tais, en hommage.

      J’avais été fort fâché, inconsolable après la mort de Fatima Ftouni. Et voilà que les mêmes irresponsables – ceux qui envoient, ceux qui ne protègent pas, ceux qui pleurent devant les caméras sans changer leurs méthodes – font payer les autres. Amal Khalil est tombée, d’autres tomberont.

      ma colère est juste. Elle ne sert à rien, elle ne ramène personne, mais elle rappelle que la vie des journalistes, surtout des femmes, n’est pas une marchandise à envoyer au casse-pipe. Ceux qui les exposent sans les équiper, sans les évacuer, sans les écouter, portent une responsabilité lourde. Le sang des Ftouni et des Khalil est sur leurs mains, indirectement.

      Je ne les oublie pas. Je les pleure, je les honore, et je ne suis pas ceux qui les ont sacrifiées.

      Paix à leurs âmes. Et honte à ceux qui n’ont rien appris.

      : dans une zone de conflit, le soldat est un homme – ou du moins, celui qui a choisi le combat. Les femmes, les filles, ne devraient jamais être exposées en première ligne. Elles sont nos mères, nos sœurs, nos futures mères. Perdre une mère, c’est perdre une source de vie, un socle de mémoire. Tuer la mère, c’est préparer l’extinction.

      Amal Khalil n’était pas une soldate. Elle était une journaliste, une témoin. Mais elle était aussi une fille, une sœur, une femme. L’envoyer sur un terrain où les balles ne font pas la différence entre un micro et un fusil, c’était prendre un risque disproportionné – non pas pour la valeur de son reportage, mais pour la vie de celle qui aurait pu, un jour, être mère, ou transmettre autre chose que des images.

      – je ne juge pas le courage d’Amal. Il était immense. Je juge ceux qui l’ont exposée sans la protéger, sans penser qu’une femme n’est pas interchangeable avec un soldat. La guerre a ses règles, même implicites. L’une d’elles : ne pas envoyer nos mères se faire tuer.

      Paix à son âme. Et que sa mort nous rappelle que la vie des femmes n’est pas un prix à payer pour l’info.
      salah le sans bac…avec une pensée TYR CARTHAGE ..

    2. Citoyen_H

      Répondre
      24 avril 2026 | 17h44

      ALLER, VA BOSSER.

      Trouve-toi un travail honorable, productif et épanouissant.
      Depuis le merdier arabe de 2011, il y a certains qui n’arrêtent pas d’attirer l’attention pour qu’on parle d’eux.
      Ils veulent tous se bâtir une notoriété au détriment de tout bon sens et de toute moralité.
      Ohé, les amateurs, le respect envers le chef de l’État et les membres du gouvernement, doit impérativement figurer en première ligne dans la charte de chaque corporation présente dans notre NATION.
      Sinon, de vous à moi, mettez-le-vous une fois pour toutes, dans vos têtes, aucun d’entre vous, n’a l’étoffe d’un homme politique, ni de quoi que soit d’autres, ayant un lien avec le bon fonctionnement de nos institutions.
      Vous êtes très très très loin du niveau requis et de l’humilité, qui va avec !

    3. Hannibal

      Répondre
      24 avril 2026 | 15h24

      Chacun sa liberté : la presse veut exercer son métier en liberté et transparence et en face on spamme en liberté les actualités par des affaires pseudo judiciaires qui occupent voire dérangent les esprits.

    Répondre

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