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Mongi Rahoui appelle à la rue contre un projet porté par la présidence

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Par Raouf Ben Hédi

    À la veille du vote en séance plénière de cinq projets de loi sur des centrales photovoltaïques, Mongi Rahoui, secrétaire général du Parti des nationalistes démocrates unifiés (Al-Watad), appelle à manifester contre ces textes.

    Dans un message publié sur Facebook ce lundi 27 avril 2026, Rahoui, auparavant fervent partisan du processus du 25-Juillet, invite les citoyens « soucieux de protéger la souveraineté nationale et le droit du peuple de profiter de ses richesses naturelles » à se mobiliser le lendemain, dénonçant ce qu’il qualifie de « tentative de porter atteinte à la souveraineté nationale ».

    Cet appel intervient alors même que les projets de loi ont été déposés par la présidence de la République et doivent être examinés mardi 28 avril 2026 par l’Assemblée des représentants du peuple. Ils s’inscrivent dans une stratégie visant à accélérer la transition énergétique et à réduire la dépendance aux importations de gaz.

    Les textes prévoient la mise en place de centrales photovoltaïques dans plusieurs régions du pays. Ils reposent sur un modèle de partenariat avec des investisseurs privés, encadré par des contrats, avec un rôle central de l’État dans l’achat et la régulation de l’électricité produite.

    C’est précisément sur ce point que le débat a été déformé. Les partisans y voient un levier pragmatique face à une contrainte énergétique et budgétaire réelle. Les opposants, eux, réduisent le sujet à une lecture idéologique, en écartant largement les paramètres économiques et techniques du dossier.

    Dans ce registre, le député Bilel El Mechri pousse la critique plus loin en évoquant un « colonialisme énergétique » et une « trahison », des formules qui relèvent davantage de la surenchère politique que d’une lecture rigoureuse des textes. En dramatisant des mécanismes de financement pourtant encadrés, ce type de discours entretient surtout la confusion dans un débat déjà complexe.

    Au fond, les projets en question relèvent d’un choix de politique publique structurant : mobiliser des financements privés pour développer des infrastructures énergétiques lourdes, dans un contexte où les capacités d’investissement de l’État sont limitées. Un modèle largement utilisé à l’échelle internationale, qui repose sur des mécanismes contractuels et réglementaires destinés à concilier attractivité des investissements et protection des intérêts nationaux.

    R.B.H

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    4 commentaires

    1. HatemC

      Répondre
      28 avril 2026 | 9h52

      Mongi Rahoui et Bilel El Mechri, la Tunisie doit donc refuser d’investir… pour rester dépendante.
      C’est Très Brillant.

      Confondre investissement et colonisation,
      ce n’est pas du patriotisme.
      C’est de l’ignorance.

      Des slogans.
      Zéro compétence.
      Zéro solution.

      La Tunisie n’a pas un problème d’énergie.
      Elle a un problème de maturité politique.

    2. HatemC

      Répondre
      28 avril 2026 | 9h47

      Quand l’idéologie empêche le pays d’avancer
      Qu’un projet soit porté par la présidence de Kaïs Saïed ou par n’importe quel autre acteur, une chose devient évidente :
      Certains responsables politiques sont devenus des empêcheurs de tourner en rond.

      Un projet économiquement cohérent … saboté politiquement

      Rappel des faits :
      – 1,6 milliard de dinars d’investissement
      – 600 MW de capacité photovoltaïque
      – un modèle de partenariat public-privé encadré
      – un objectif clair : réduire la dépendance énergétique

      Ce type de montage est utilisé partout dans le monde.
      Pourquoi ?

      Parce que :
      L’État n’a pas les moyens d’investir seul
      Les besoins sont urgents
      La transition énergétique ne peut pas attendre

      Dire que ce modèle est une “trahison” ou une “atteinte à la souveraineté” est une lecture idéologique, pas économique.

      Ce débat révèle une faille plus profonde :
      Une partie de la classe politique tunisienne est incapable de :
      – comprendre des mécanismes économiques complexes
      – analyser des contrats
      – arbitrer entre risque et opportunité

      Alors on simplifie.
      – On caricature.
      – On crie.
      – On aboie

      Une partie des élites politiques agit avec une immaturité préoccupante.
      – confusion entre investissement et exploitation
      – refus de toute nuance
      – recours systématique à la rue

      Résultat du populisme à 2 balles ….
      on ne protège pas le pays
      on bloque son développement

    3. zaghouan2040

      Répondre
      27 avril 2026 | 20h25

      Encore un qui va être jeté au trou

      • HatemC

        Répondre
        28 avril 2026 | 9h40

        un fou rire ce matin, merci ….

    Répondre

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