La cheffe du gouvernement, Sara Zaafrani Zenzri, a présidé, mardi 28 avril 2026, un Conseil des ministres consacré à l’examen des textes d’application relatifs à la hausse des salaires dans les secteurs public et privé, ainsi qu’aux pensions de retraite.
Cette réunion s’est tenue sur instruction du président de la République, Kaïs Saïed, et s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’article 15 de la Loi de finances en cours, couvrant la période 2026-2028.
Une hausse généralisée
Selon la présidence du gouvernement, cette revalorisation concernera :
- les agents de l’État et des collectivités locales ;
- les établissements et entreprises publics ;
- les salariés du secteur privé ;
- ainsi que les retraités.
Au total, le Conseil des ministres a examiné huit projets de décrets, dont quatre relatifs au secteur public et quatre au secteur privé.
Un argument social assumé
Dans son intervention, Sara Zaafrani Zenzri a insisté sur la dimension sociale de cette mesure, la présentant comme un levier pour soutenir le pouvoir d’achat, garantir un revenu « juste et décent » et renforcer la stabilité sociale.
Elle a souligné que cette orientation s’inscrit dans la politique sociale de l’État, visant à améliorer les conditions de vie et à répondre aux attentes des citoyens, dans un contexte économique toujours marqué par des tensions sur les prix.
Une mesure attendue… mais sous contrainte
Si cette décision intervient dans un climat de pression sociale croissante, elle soulève également des interrogations quant à son impact sur les équilibres budgétaires, dans un contexte de finances publiques fragilisées.
Reste désormais à préciser les modalités concrètes d’application de ces hausses, ainsi que leur calendrier, alors que les attentes sont particulièrement élevées du côté des salariés comme des retraités.
S.H










