La contestation sociale semble s’étendre à travers le pays. Dans une publication diffusée lundi 18 mai 2026, le porte-parole du Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), Romdhane Ben Amor, a dressé un état des lieux des principaux mouvements sociaux enregistrés à travers plusieurs régions du pays au cours de cette journée, mettant en lumière la persistance des tensions sociales, professionnelles et citoyennes.
Selon ce recensement, les protestations ont concerné aussi bien les demandeurs d’emploi que les salariés du secteur public, les ouvriers de sociétés environnementales, des employés du secteur minier, des agents de nettoyage, ou encore des habitants dénonçant la dégradation des services publics.
Des mobilisations dans plusieurs gouvernorats
À Kairouan, des demandeurs d’emploi ont organisé un mouvement de protestation au marché hebdomadaire, tandis que des habitants de la localité de Rouissat ont entamé une marche pacifique en direction du Palais de Carthage pour faire entendre leurs revendications.
Dans le bassin minier, des protestations ont été signalées à Redeyef, Oum Larayes, Métlaoui et Mdhilla, où des ouvriers de sociétés environnementales ainsi que des employés du transport de matériaux miniers ont observé des mouvements de protestation.
À Ben Guerdane, le sit-in des ouvriers de la société Tunisal se poursuit, tandis qu’à Fouchana, les travailleurs de Mecaprotec entamaient leur septième jour de mobilisation.

Des revendications professionnelles et citoyennes
Le porte-parole du FTDES évoque également la poursuite de sit-in à Kasserine, où quatorze agents de nettoyage de la société régionale de transport poursuivent leur mobilisation au siège du ministère du Transport, ainsi qu’à Tataouine, où des employés du secteur des services pétroliers observent également un mouvement de protestation.
Parallèlement, des employés de l’Union générale tunisienne du travail, des unions régionales ainsi que du journal Echaâb ont également observé un mouvement de protestation.
À Sbikha, des habitants de l’imada de Chorfah ont protesté contre les coupures répétées d’eau potable.
Les avocats maintiennent la pression
Sur le front judiciaire, les avocats ont poursuivi leur mouvement en arborant le brassard rouge dans les différents tribunaux de la République, dans le cadre de l’escalade engagée ces derniers jours par la profession.
À travers cette nouvelle cartographie des mobilisations sociales, le FTDES met en évidence la multiplication des foyers de tension dans plusieurs secteurs et régions, sur fond de revendications sociales, professionnelles et citoyennes qui continuent de s’exprimer à travers tout le pays.
M.B.Z











5 commentaires
Mohamed Mabrouk
Qu’est ce qui est le plus important
L’alimentation et le niveau de vie? La democratie? La stabilité? La libre expression? La justice?
Les contestaires s’interessent surtout au premier critere. Si peu au dernier. Surtout quand ça concerne une personne qu’ils n’ont pas en sympathie.
Pourtant votre livre vous dit « le ressentiment que vous avez envers quelqu’un ne doit pas vous conduire à etre injuste envers lui. Soyez juste, vous vous rapprocheriez de la piété »
Le jour ou les concitoyens comprendront que c’est la justice, que nous sommes censés adorer en tant que divinité, et qui est la base qui induit tout le reste, alors ça ira mieux pour tous. Sinon les remous ne serviront à rien, pas plus qu’ils n’ont servi en 2011
Roberto Di Camerino
C’est pour quand les condamnations pour » L’AFFAIRE DES MOBILISATIONS »?
zaghouan2040
Ce regime – en détournant des fonds destinés à la santé publique – a acquis des équipements de répression ultrasophistiques
Le contenu des entraînements anti-émeute est fait pour tuer des milliers de personnes y compris dans leur domicile
Des milliers de sécuritaires ont été spécifiquement formes et déployés
Je crains le pire
Mhammed Ben Hassine
Si ben Amor ou vous voulez arriver avec ce récit….
Citoyen_H
EFFECTIVEMENT, JE SUIS ENTIÈREMENT D’ACCORD AVEC VOS PROPOS
Quelles sont, au juste, vos revendications, Mr Ben Amor.
Vous voulez sans doute allumer le feu, dans un pays meurtri par la conjoncture internationale et par la faillite et le pillage des caisses de l’État, hérités du fléau des chtarbés de la maudite troika.