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Aïd el Kebir 2026 : combien coûte un mouton dans le monde ?

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    À quelques jours de l’Aïd el Kebir 2026, le prix du mouton atteint des niveaux records dans plusieurs pays, sous l’effet de l’inflation, de la sécheresse, de la hausse du coût des aliments pour bétail et de la spéculation. Entre importations massives et baisse du pouvoir d’achat, le sacrifice devient un véritable casse-tête budgétaire pour de nombreuses familles.

    Tunisie : entre 1.300 et plus de 2.000 dinars

    En Tunisie, les prix des moutons figurent parmi les plus élevés de la région. Ils oscillent généralement entre 1.300 et 1.700 dinars pour les bêtes les plus recherchées, tandis que certains gros spécimens dépassent les 2.000 dinars.

    Les autorités ont fixé des prix de référence selon le poids :

    • 27 dinars/kg pour les moutons de moins de 45 kg
    • 25,8 dinars/kg entre 45 et 65 kg
    • 23,8 dinars/kg au-delà de 65 kg

    Algérie : l’État importe massivement pour freiner les prix

    En Algérie, les autorités ont lancé une vaste opération d’importation afin de limiter la flambée des prix. Près d’un million de moutons ont été importés pour alimenter le marché avant l’Aïd.

    Pour accélérer l’opération, des moutons ont même été transportés par avion-cargo ces derniers jours. L’objectif affiché par l’État est de plafonner le prix à 50.000 dinars algériens par bête, soit environ 1.150 dinars tunisiens.

    Maroc : la sécheresse fait grimper les prix

    Au Maroc, les prix variaient cette année entre 2.500 et peuvent aller jusqu’à 6.000 dirhams marocains, soit environ entre 760 et 1.850 dinars tunisiens.

    Dans un contexte marqué par une sécheresse sévère et une baisse du cheptel, les autorités ont appelé à limiter les achats afin de préserver l’élevage national.

    France : jusqu’à 1.700 dinars tunisiens

    En France, un mouton destiné à l’Aïd coûte généralement entre 200 et 500 euros, soit environ entre 680 et 1.700 dinars tunisiens.

    Les prix varient selon la région, la race et le poids de l’animal. Les frais d’abattage, de transport et les normes sanitaires expliquent en partie ces montants.

    De plus en plus de familles choisissent d’acheter un mouton à plusieurs afin d’alléger la facture. L’inflation finit toujours par inventer de nouvelles formes de solidarité.

    Pays du Golfe : les prix les plus élevés

    Dans plusieurs pays du Golfe, les prix figurent parmi les plus élevés au monde :

    • Qatar : jusqu’à 1.000 dollars (environ 3.100 dinars tunisiens)
    • Émirats arabes unis : autour de 1.000 dollars également (3.100 dinars tunisiens)
    • Arabie saoudite : environ 800 dollars (près de 2.500 dinars tunisiens)
    • Jordanie : autour de 600 dollars (environ 1.850 dinars tunisiens)

    Le niveau de vie plus élevé, les coûts d’importation et la forte demande expliquent ces tarifs particulièrement élevés.

    Afrique subsaharienne : des prix plus accessibles

    Dans plusieurs pays africains à forte tradition pastorale, les prix restent plus accessibles :

    • Mauritanie : entre 150 et 300 dollars (460 à 930 dinars tunisiens)
    • Soudan : parfois moins de 200 dollars (environ 620 dinars tunisiens)

    L’abondance du cheptel local permet de limiter les hausses malgré les difficultés économiques régionales.

    Un révélateur du pouvoir d’achat

    Dans de nombreux pays, le mouton de l’Aïd représente désormais plusieurs semaines, voire plusieurs mois de salaire. Certaines familles renoncent au sacrifice, d’autres s’endettent, tandis que les gouvernements multiplient les importations et les mesures de régulation pour tenter de contenir les prix.

    Le mouton de l’Aïd n’est plus seulement un symbole religieux ou culturel. Il est devenu un indicateur très concret du pouvoir d’achat et des tensions économiques qui traversent de nombreux pays. Derrière chaque marché à bestiaux, il y a désormais une discussion sur l’inflation, les salaires et le coût de la vie. Les économistes ont leurs graphiques. Les citoyens, eux, regardent directement le prix du mouton.

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