À quelques jours du démarrage des épreuves du baccalauréat 2026, prévues du 3 au 10 juin, et alors que plus de 151.000 candidats se préparent à passer les examens, le ministère de l’Éducation a rappelé les sanctions encourues en cas de fraude ou de tentative de fraude lors des examens nationaux.
À travers une campagne de sensibilisation diffusée sur les réseaux sociaux, le ministère a réaffirmé sa politique de tolérance zéro face à la fraude, dans un contexte marqué par le renforcement des opérations contre les réseaux spécialisés dans la triche aux examens et la multiplication des saisies de matériel électronique interdit.
Dans plusieurs visuels publiés jeudi 28 mai 2026 par la Direction générale des examens, le ministère insiste notamment sur l’interdiction d’introduire des téléphones portables, tablettes, écouteurs ou tout autre dispositif permettant la transmission ou la réception d’informations dans les centres d’examen, à l’exception des calculatrices autorisées et clairement indiquées.
Le ministère rappelle également que la simple possession d’un appareil interdit à l’intérieur du centre d’examen peut être considérée comme une tentative de fraude et expose son auteur à des sanctions disciplinaires et judiciaires.
Interdiction immédiate de poursuivre l’examen
Selon les rappels publiés par le ministère, tout candidat surpris en situation de fraude, de tentative de fraude ou de perturbation du déroulement normal des épreuves peut être immédiatement exclu de l’examen.
Les sanctions concernent également les violences verbales ou physiques à l’encontre des surveillants et du personnel d’encadrement.
Les textes rappelés par le ministère renvoient notamment à l’article 19 du décret du 29 mars 2021 modifiant le régime de l’examen du baccalauréat fixé par le décret du 24 avril 2008.
Des exclusions pouvant atteindre cinq ans
Les mesures disciplinaires prévues varient selon la gravité des faits et le statut du candidat.
Pour les candidats inscrits dans les établissements publics ou privés, les sanctions peuvent comprendre une interdiction de repasser l’examen pendant une période allant d’un à cinq ans, ainsi qu’une exclusion de l’ensemble des établissements éducatifs publics.
Les candidats libres encourent, eux aussi, une interdiction de participation au baccalauréat pouvant atteindre cinq ans, en plus d’éventuelles poursuites judiciaires.
Le ministère rappelle que ces sanctions concernent aussi bien la fraude avérée que les tentatives de fraude ou les actes portant atteinte au bon déroulement des examens.
Les épreuves du baccalauréat se dérouleront du 3 au 10 juin 2026. Les résultats de la session principale seront annoncés le mardi 23 juin 2026. La session de contrôle est prévue les 29 et 30 juin ainsi que les 1er et 2 juillet 2026, avec une proclamation des résultats fixée au 12 juillet 2026.
Selon les chiffres officiels, 151.720 candidats sont inscrits à la session 2026 du baccalauréat, dont environ 92.000 filles et 59.725 garçons.
Une lutte renforcée contre les réseaux de triche
Ce rappel intervient dans un contexte de renforcement des opérations sécuritaires visant les réseaux spécialisés dans la fraude aux examens.
Ces derniers mois, plusieurs affaires liées à la commercialisation de matériel électronique destiné à la triche ont été annoncées par les autorités. Des mini-oreillettes, stylos Bluetooth, cartes SIM, batteries, lunettes connectées et même un drone ont notamment été saisis lors d’opérations menées par les services spécialisés.
Les autorités tunisiennes estiment que ces réseaux fonctionnent désormais comme de véritables organisations structurées, actives principalement sur les réseaux sociaux et proposant parfois des “packs” destinés aux candidats au baccalauréat.
Les services concernés assurent maintenir une vigilance tout au long de l’année afin de préserver l’égalité des chances entre les candidats et la crédibilité des diplômes nationaux.



I.N.










