Le Front de salut national a vivement réagi, mercredi 3 juin 2026, aux lourdes condamnations prononcées dans l’affaire dite de « l’appareil secret », estimant que ces jugements s’inscrivent dans une logique d’instrumentalisation de la justice à des fins politiques.
Dans un communiqué publié au lendemain du verdict, la coalition d’opposition a dénoncé des peines « choquantes », évoquant « dix peines de prison à perpétuité et neuf siècles de prison » prononcés à l’issue d’un procès qu’elle qualifie de « fictif ». Elle considère que cette affaire s’ajoute à une série de dossiers visant, selon elle, des responsables politiques, des dirigeants partisans et des figures de la société civile opposés au pouvoir.
« La vérité elle-même a été condamnée »
Le Front de salut national estime que la confiance dans les décisions judiciaires et dans la capacité de la justice à établir la vérité est indissociable de son indépendance. Il affirme que les garanties fondamentales d’un procès équitable n’ont pas été respectées et accuse l’exécutif d’exercer une influence croissante sur l’institution judiciaire.
Dans son texte, la coalition va jusqu’à considérer que « la vérité elle-même a été condamnée à mort », accusant certains médias d’avoir contribué à imposer une version orientée des faits. Elle reproche également à la télévision publique d’avoir diffusé des conférences organisées par le courant politique à l’origine de la plainte.
Le Front soutient par ailleurs que le dossier a été utilisé pendant des années dans le cadre d’affrontements politiques et médiatiques visant le mouvement Ennahdha. Il affirme que l’affaire contient des documents falsifiés et des informations erronées, et critique notamment la criminalisation de certaines initiatives qu’il présente comme humanitaires ou politiques.
Une critique de l’élargissement des poursuites
La coalition s’est également élevée contre la demande visant à élargir les poursuites sur la base de l’article 73 du Code pénal, estimant qu’il s’agit d’une interprétation abusive de la loi destinée à sanctionner l’opposition politique.
Selon le Front de salut national, ces condamnations dépassent le cas des personnes poursuivies et participent à l’installation d’un climat de peur susceptible d’éloigner les citoyens de la vie politique. Il estime que la Tunisie a davantage besoin d’un dialogue national inclusif et d’un rétablissement de la confiance dans les institutions que d’un recours accru aux approches sécuritaires et judiciaires.
Après Ennahdha, une nouvelle dénonciation des verdicts
Cette réaction intervient au lendemain des critiques formulées par le mouvement Ennahdha à la suite des verdicts rendus par la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme du tribunal de première instance de Tunis dans l’affaire de l’appareil secret.
Parmi les condamnés figure notamment Rached Ghannouchi, président du mouvement, qui a écopé d’une peine de prison à vie, aux côtés de plusieurs autres dirigeants. Dans un communiqué publié mardi 2 juin 2026, Ennahdha avait qualifié ces jugements de « choquants » et d’« inédits dans l’histoire de la justice tunisienne ».
Le mouvement avait notamment fait valoir que la plainte à l’origine de la procédure avait été déposée par des représentants d’un parti politique adverse et rappelé que Mustapha Khedher avait déjà été jugé et condamné en 2013 pour les mêmes faits. Ennahdha avait également dénoncé l’absence d’audiences publiques, contesté certains témoignages retenus par la justice et réclamé l’annulation des jugements ainsi que la libération de ce qu’il considère comme des prisonniers politiques.
Un appel à un dialogue national
Le Front de salut national conclut son communiqué en appelant au respect de l’indépendance de la justice, à la garantie d’un procès équitable, à la fin de l’utilisation des dossiers judiciaires pour régler les différends politiques et à l’ouverture d’un dialogue national global.
« La Tunisie a aujourd’hui besoin de justice et non de vengeance, de consensus et non d’exclusion, ainsi que de la construction de l’avenir plutôt que du règlement de comptes politiques à travers les tribunaux et les prisons », affirme-t-il.
M.B.Z











Commentaire
Justice sKandaleuse en JoumlouKiya du Mollah-Roi Zagafoun Dernier Qaramita.
Face à la tyrannie autoritaire, le consensus national prime sur les divergences idéologiques.
« Fou qui fait le délicat.
Fou qui songe à ses querelles.
Au coeur du commun combat. »
Urgentissime et inéluctable vision partagée minimale de l’avenir de l’État et de la société tunisienne.
Reddition des comptes pour la Kriminelle période en double quinKhannat du régime triple illégitime de Mollah-Roi Zagafoun Dernier Qaramita.
Reddition aussi des comptes de la période déceniale post-révolutionnaire démocratique marquée par la résurgence alimentée en contradictions sociales comme politiques et en réapparition d’intérêts économiques bourgeois parasites financiers et rentiers claniques.
Les revers de la transition démocratique ne sont pas uniquement imputables à leurs erreurs politiques décisionnels.
Elles sont également liés aux difficultés de démanteler les systèmes rentiers et corrompus, les centres d’influence économique et politique, claniques, patriarcaux, régionaliste et sectorielles (financiaro-banquiers essentiellement) qui ont profité pendant des décennies de l’absence de transparence et de responsabilité.
Cela a rendu la lutte pour la réforme démocratique hier alors( et plus que jamais demain !) indissociable de profondes réformes économiques et sociales.
Restaurer l’esprit de dialogue national est une nécessité historique plutôt que comme une simple nostalgie du passé avec ses incomplétudes connus de tout un chacun un tant soit peu intellectuellement HONNETE.
Le défi actuel consiste à bâtir un nouveau bloc démocratique national capable de transcender les divisions secondaires et d’unir les forces politiques historiques du pays dans leur diversité SANS PLUS AUCUNE EXCLUSIVE autour d’un projet global.
Ce projet doit s’inspirer des idéaux de la révolution pour la liberté et la dignité, ainsi que du drapeau national tunisien évocateur.
Rouge… à croissant…et étoile.
Redonner capital moral, espoir et confiance à la société comme au monde.
Permettre de sortir de la fragmentation et de la frustration actuelles pour accéder à un avenir national plus stable et plus juste.
Dialogue national donc, voire intervention des forces sécuritaires et militaire encore authentiquement patriotes non bullChiités au trognon ou émiraturés mzawarabes et autre françalgeriatiKSés finis.
Maitrise des frontières sans larbinade executive en externalisation des frontières pour EUtrui.
Gestion civile democratique des affaures écosociales urgentissime pendant deux ans sans autres intervention ni ingerences orientées antidémocratique et contre-révolutionnaire.
Puis 5 ans pour redresser pays vers plein emploi et autonomie alimentaire comme énergétique.
Quatrième révolution industrielle (tech-IA) et ses moyens tout à portée pour concrétiser le projet NE SERONT PAS LOUPÉS comme les trois précédentes par la paire criminelle Bourguiba-Ben Ali.
Les peuples CHAMpions syriens ou d’autres encore de par le monde sont en passe de réussir.
A fortiori pour la Tunisie.
Ramchat Aïn.
Vite.