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Nabeul : une avocate interpellée, des médicaments classés au cœur de la polémique

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Par Sarra Hlaoui

    Alors que plusieurs publications et articles ont affirmé lundi 8 juin 2026 qu’une avocate avait été interpellée en possession de « drogues » devant un établissement de nuit à Nabeul, de nouvelles informations apportées par des membres de la profession nuancent fortement cette version des faits.

    Tarek Harkati : « La réalité est tout autre »

    Dans une publication diffusée sur les réseaux sociaux, l’avocat Tarek Harkati a dénoncé la manière dont l’affaire a été traitée par une partie de la presse et des internautes.

    Il affirme avoir été présent dès le début de l’affaire aux côtés du président de la section régionale des avocats de Tunis. Selon lui, l’avocate concernée fait l’objet d’un suivi médical spécialisé depuis plusieurs mois. Il précise qu’elle est sous traitement médicamenteux prescrit par une psychiatre et que des documents médicaux, notamment une ordonnance, un certificat médical et des éléments de son dossier médical, ont été présentés aux autorités judiciaires.

    Tarek Harkati ajoute que la substance à l’origine de l’affaire figure parmi les médicaments classés dans le tableau A et que sa consommation n’est pas pénalement réprimée. Il estime que les informations ayant circulé sur les réseaux sociaux et dans certains médias relèvent davantage de la désinformation que d’un compte-rendu fidèle des faits.

    L’avocate Wafa Guernah confirme la présentation d’une ordonnance médicale

    Des précisions similaires ont été apportées par l’avocate Wafa Guernah dans une déclaration accordée à Mosaïque FM.

    Selon elle, l’avocate interpellée a spontanément indiqué aux agents le nom du médicament se trouvant dans son sac et a demandé qu’il soit vérifié à travers sa dénomination commerciale connue dans le secteur médical.

    Toujours selon la même source, la famille de l’intéressée a présenté une ordonnance médicale justifiant ce traitement. À la lumière de ces éléments, le juge d’instruction près le tribunal de première instance de Nabeul 2 a décidé de remettre l’avocate en liberté.

    Une polémique sur fond de tensions avec le barreau

    Au sein de la profession, plusieurs avocats considèrent que l’emballement médiatique autour de cette affaire ne relève pas du hasard. Ils estiment qu’une véritable campagne visant à porter atteinte à l’image des avocats est en cours, dans un contexte marqué par la grève régionale observée ces derniers jours et à la veille du procès prévu le 10 juin pour examiner le recours portant sur les modalités d’organisation de l’assemblée générale extraordinaire du 1er mai.

    Ces critiques soulignent également que plusieurs médias réputés proches du pouvoir ont largement relayé, dès les premières heures, la version évoquant une avocate arrêtée avec des « stupéfiants », sans attendre les précisions apportées par la défense, la famille ou les autorités judiciaires.

    S.H

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