L’avocat Sami Ben Ghazi a dénoncé, vendredi 12 juin 2026, sur Facebook, la situation de l’historien, archéologue et ancien ministre de la Culture, Ezzeddine Bach Chaouch, âgé de 88 ans, placé en détention.
Sur décision de la chambre d’accusation, un mandat de dépôt a été émis contre Ezzeddine Bach Chaouch le 9 juin et exécuté dans la nuit du 10 juin vers minuit.
Selon les propos de l’avocat, l’intéressé a été extrait de son lit médical à son domicile par des agents d’exécution, alors même qu’il est dans un état de santé extrêmement fragile.
Il a affirmé que l’historien, totalement dépendant sur le plan physique, utilisait en permanence une assistance respiratoire et n’avait pas été autorisé à emporter sa bouteille d’oxygène lors de son transfert. Il a ajouté, également, que l’homme, alité et dans l’incapacité de se déplacer, ne pourrait accomplir ses gestes du quotidien qu’avec une assistance constante.
Sami Ben Ghazi a insisté sur le caractère exceptionnel que doit revêtir le recours à la détention provisoire dans tout État de droit, rappelant qu’elle ne peut être justifiée que par des impératifs stricts liés notamment à la prévention des risques de fuite ou à la préservation de la sécurité publique. Or, la situation médicale et l’âge avancé de son client rendent difficilement concevables de tels motifs.
Il s’est également interrogé sur la capacité de mener la procédure judiciaire jusqu’à son terme, évoquant la gravité de l’état de santé du mis en cause.
Au-delà du cas individuel, l’avocat a appelé au respect de la dignité humaine face à la souffrance et à la vulnérabilité des personnes âgées et malades.
Selon les éléments communiqués jusqu’à présent, l’affaire de l’ancien ministre de la Culture concerne une opération liée à un terrain appartenant à la municipalité de Carthage. Les poursuites portent notamment sur des soupçons de préjudice causé à l’administration.
Outre, Ezzeddine Bach Chaouch visé dans cette affaire, figure aussi le journaliste Zied El Heni et trois autres personnes.
Les faits reprochés n’ont toutefois pas été détaillés publiquement et les circonstances exactes de l’affaire restent encore floues.

N.J











