Le tribunal de première instance de Tunis a condamné, ce jeudi 17 juin 2026, l’enseignante de l’enseignement secondaire Chiraz Jaziri à une peine de dix mois de prison, avec sursis, dans une affaire liée à la diffusion d’informations jugées erronées concernant la supposée fuite de l’épreuve de philosophie du baccalauréat.
Selon les éléments du dossier, l’affaire a été déclenchée par une plainte déposée par le ministère de l’Éducation, après la publication par l’enseignante d’une vidéo sur les réseaux sociaux dans laquelle elle affirmait l’existence d’une fuite de l’épreuve nationale de philosophie. Cette publication avait rapidement suscité une vive polémique et une certaine confusion parmi les candidats et leurs parents.
Les investigations menées par les autorités sécuritaires et judiciaires ont par la suite conclu à l’absence de toute fuite réelle de l’épreuve, contredisant les affirmations avancées dans la vidéo.
Sur cette base, la justice a retenu contre la prévenue l’accusation de diffusion de fausses informations susceptibles de perturber l’ordre public et de porter atteinte à la crédibilité des examens nationaux.
L’enseignante Chiraz Jaziri avait diffusé une vidéo sur Facebook affirmant l’existence d’une fuite du sujet de philosophie et de tentatives de fraude via des groupes en ligne, appuyant ses accusations par des captures d’écran.
Déjà entendue par la police, elle soutenait agir pour défendre l’intégrité des examens et dénoncer des pratiques de triche, tout en rejetant toute instrumentalisation politique de l’affaire et en appelant les autorités à intervenir.
S.H












