La Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH) a exprimé son soutien à la militante Saadia Mosbah ainsi qu’à l’association Mnemty, estimant que la décision judiciaire rendue à son encontre s’inscrit dans une dynamique préoccupante de recul des libertés publiques en Tunisie.
Dans un communiqué publié ce soir, mercredi 24 juin 2026, la LTDH a affiché sa « solidarité totale » avec Saadia Mosbah et l’association Mnemty. L’organisation considère que le jugement prononcé à leur encontre est « injuste » et appelle implicitement à leur soutien dans un contexte judiciaire qu’elle juge préoccupant.
Hier, la chambre criminelle près la Cour d’appel de Tunis a confirmé le jugement de première instance condamnant Saadia Mosbah, à huit ans de prison ainsi qu’à une amende de 120 mille dinars. La présidente de l’association Mnemty est arrêtée depuis mai 2024.
Une affaire révélatrice d’un climat des libertés « inquiétant »
Pour la LTDH, cette affaire dépasse le seul cadre judiciaire de la militante. Elle reflète, selon l’organisation, des inquiétudes croissantes liées à l’évolution des libertés publiques en Tunisie.
La Ligue estime que la situation actuelle traduit un durcissement du climat général à l’égard des acteurs de la société civile.
L’organisation dénonce également ce qu’elle considère comme une utilisation du système judiciaire pour cibler des défenseurs des droits humains et restreindre leur activité associative.
Selon elle, ces pratiques contribuent à fragiliser l’espace d’action de la société civile et à limiter la liberté d’expression et d’engagement.
Appel à la protection de la société civile
La LTDH appelle enfin à garantir le respect des libertés fondamentales et à protéger les acteurs associatifs et militants.
L’affaire Saadia Mosbah continue de susciter des réactions au sein des organisations de défense des droits humains, qui alertent sur un contexte qu’elles jugent de plus en plus contraint.
S.H












