L’Union européenne a exprimé, samedi 27 juin 2026, sa « profonde préoccupation » après la condamnation de Sihem Bensedrine à 25 ans de prison.
Dans une déclaration de son porte-parole, l’UE qualifie Sihem Ben Sedrine de « défenseure emblématique des droits de l’homme » et rappelle son rôle à la tête de l’Instance vérité et dignité (IVD), chargée de piloter le processus de justice transitionnelle en Tunisie.
Un rappel du rôle de l’IVD
Bruxelles souligne que Sihem Ben Sedrine a joué un rôle central dans la coordination des travaux de l’IVD, dont les recommandations revêtent, selon l’Union européenne, « une importance particulière » dans le cadre du processus de justice transitionnelle en Tunisie.
L’UE rappelle avoir soutenu ce processus depuis son lancement, considérant qu’il constitue un pilier de la consolidation de l’État de droit.
Appel au respect des droits et du pluralisme
L’Union européenne réaffirme, par ailleurs, son « engagement indéfectible » envers la Tunisie et son peuple et assure qu’elle poursuivra son accompagnement en faveur du renforcement des institutions démocratiques et du respect des droits de l’homme.
Dans sa déclaration, elle exhorte les autorités tunisiennes à « rétablir un environnement propice au pluralisme et à l’expression des voix indépendantes », estimant que ces conditions sont essentielles au développement du pays.
Une condamnation qui suscite des réactions
Cette prise de position intervient à la suite de la condamnation de Sihem Ben Sedrine à 25 ans de prison dans une affaire liée à ses fonctions à la tête de l’Instance vérité et dignité, une décision qui continue de susciter des réactions sur la scène nationale et internationale.
S.H











