Alors que la débâcle de la sélection tunisienne en Coupe du monde a provoqué une onde de choc dans le pays et déclenché une vague de critiques contre la Fédération tunisienne de football (FTF), les premières indiscrétions sur les suites de la crise dessinent un scénario de continuité plutôt que de rupture.
Selon des informations relayées par la Radio nationale jeudi 2 juillet 2026, une réunion s’est tenue lundi entre le ministre de la Jeunesse et des Sports, Sadok Mourali, le président de la FTF, Moez Naciri, et le nouveau directeur technique national, Ridha Jeddi. Officiellement consacrée à l’organisation du travail de la Fédération et à l’avenir du staff technique de la sélection, cette rencontre aurait permis de fixer les premières orientations après l’échec mondial.
Une crise qui n’emporte pas les dirigeants
Depuis l’élimination des Aigles de Carthage, la pression ne cesse de monter. Supporters, observateurs et anciens responsables sportifs ont multiplié les appels à un profond renouvellement de la gouvernance du football tunisien, réclamant notamment la démission du bureau fédéral, tenu pour responsable de la situation.
Cette crise avait déjà conduit, en plein tournoi, au limogeage de Sabri Lamouchi après le premier match de la compétition. Pour tenter de sauver ce qui pouvait encore l’être, Hervé Renard avait été appelé dans la précipitation afin de diriger la sélection jusqu’à la fin du Mondial. Un changement qui n’a toutefois pas permis d’éviter la déroute des Aigles de Carthage.
Pourtant, les informations rapportées par la Radio nationale vont à rebours des spéculations sur un grand bouleversement au sommet de la Fédération.
Le signal de continuité envoyé par les autorités
Selon cette même source, le bureau fédéral dirigé par Moez Naciri poursuivra normalement son mandat. Aucune demande de démission ne lui aurait été adressée et aucune procédure de révocation ne serait actuellement envisagée, contrairement aux nombreuses rumeurs qui ont circulé ces derniers jours.
Un signal qui ne manquera pas d’alimenter les débats. Alors qu’une partie de l’opinion attendait des décisions fortes après l’échec sportif, le maintien du bureau fédéral apparaît comme un choix de continuité et laisse entrevoir un soutien des autorités à l’actuelle direction de la Fédération.
Le bureau fédéral devrait d’ailleurs se réunir dans les prochains jours afin d’examiner les dossiers prioritaires de la FTF et de préparer les prochaines échéances.
Reste le dossier du sélectionneur. Arrivé dans l’urgence pour achever la Coupe du monde après le départ de Sabri Lamouchi, Hervé Renard n’était censé assurer qu’une mission provisoire. Son contrat arrive à échéance le 15 juillet 2026 et son avenir demeure en suspens.
Toujours selon la Radio nationale, le technicien français sera invité à se rendre prochainement en Tunisie afin de rencontrer le ministre de la Jeunesse et des Sports ainsi que le directeur technique national. Les discussions porteront sur le projet sportif qu’il avait présenté en vue d’une éventuelle poursuite de sa mission à la tête des Aigles de Carthage.
Si l’identité du futur sélectionneur reste donc à confirmer, une tendance semble déjà se dégager. Malgré la débâcle mondiale et les appels au changement, les premières indiscrétions laissent penser que la gouvernance de la Fédération, elle, ne devrait pas connaître de bouleversement immédiat.
S.H












2 commentaires
Hannibal
Peut-être parce que le peuple le veut, ou parce que c’est une question souveraineté nationale, ou parce que ce sont de bons patriotes, ou parce que la Tunisie va ainsi montrer la voie au monde entier, ou …
Bon, j’arrête ce délire !
Roberto Di Camerino
ET il faudra leur accorder soit une prime soit une augmentation salariale .