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Location estivale en Tunisie : des nuitées entre 220 et 1700 dinars selon les zones et les biens

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Par Nadya Jennene

    Avec l’arrivée des grandes vacances, le marché de la location estivale en Tunisie connaît une dynamique particulièrement soutenue, marquée cette année par une hausse sensible des prix dans plusieurs zones balnéaires prisées. C’est ce qui ressort de l’analyse du fondateur du site immobilier Mubaweb, intervenant sur les tendances actuelles du secteur.

    Dans une déclaration à Mosaïque FM jeudi 2 juillet 2026, il a avancé que la demande était traditionnellement portée par des critères bien établis : la proximité immédiate de la mer, le confort du logement et la qualité des prestations proposées. « Les vacanciers privilégient des biens bien situés, proches de la plage, avec un niveau de confort satisfaisant et des aménagements modernes », a-t-il expliqué soulignant une exigence croissante des locataires estivaux.

    Cette montée en gamme des attentes des vacanciers se traduit désormais de manière très concrète sur les prix du marché de la location estivale. Dans les zones côtières les plus prisées, la pression de la demande, conjuguée à une offre de biens récents ou rénovés, entraîne une progression notable des tarifs, avec des écarts importants selon la localisation, la typologie du logement et les prestations proposées.

    Les locations de villas restent les plus emblématiques de cette tension saisonnière. À Hammamet Nord, les prix des villas avec piscine oscillent généralement entre 900 et 1400 dinars la nuitée, tandis que les villas sans piscine se situent dans une fourchette plus accessible, allant de 500 à 900 dinars la nuitée. Ces niveaux traduisent clairement la valorisation des biens offrant des prestations complètes, notamment les espaces extérieurs et les équipements de loisirs.

    À Hammamet Sud, le marché se structure également autour d’une forte différenciation entre appartements et villas. Les appartements de type S+2 se louent en moyenne entre 300 et 500 dinars la nuitée, tandis que les villas affichent des prix nettement plus élevés, compris entre 700 et 1700 dinars la nuitée, selon la proximité de la mer, le standing du bien et les équipements disponibles.

    Du côté de Mrezgua, zone également très recherchée durant la saison estivale, les appartements S+2 se situent dans une fourchette de 240 à 350 dinars la nuitée. Les villas, quant à elles, oscillent entre 600 et 1000 dinars la nuitée. 

    À Kélibia, autre destination phare du littoral nord-est, les prix restent attractifs mais en progression. Les appartements S+2 y sont proposés entre 220 et 500 dinars la nuitée, tandis que les villas varient entre 750 et 1500 dinars la nuitée, avec des écarts importants selon la vue sur mer, la proximité des plages et le niveau de confort.

    À Hammam Laghzaz, les appartements S+2 se louent entre 300 et 500 dinars la nuitée, alors que les villas affichent une fourchette comprise entre 250 et 850 dinars la nuitée, reflétant une offre plus hétérogène et des disparités importantes en termes de standing et d’emplacement.

    Au-delà des chiffres, l’intervenant a insisté également sur la prudence qu’affichent de plus en plus les Tunisiens. Selon ses dires, 64% des visiteurs du site cherchent des appartements ce qui dénote d’une plus grande maîtrise du budget alloué à la location estivale. 

    N.J

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    2 commentaires

    1. HatemC

      Répondre
      2 juillet 2026 | 18h58

      Je veux mettre le doigt sur ce qui sépare une simple « destination de plage » d’une véritable station balnéaire internationale.

      Voirr les îles grecques, à Nice, à Ibiza ou à Majorque, Miami … c’est l’économie de la nuit et de la flânerie urbaine.
      Dans ces pays, la ville entière est pensée comme un théâtre à ciel ouvert où le voyageur est stimulé du matin jusqu’au bout de la nuit. L’espace public y est vivant, sécurisé, piéton et ultra-animé.

      En Tunisie, le constat actuel me donne malheureusement raison : en dehors des complexes hôteliers ou de quelques enclaves très spécifiques, le programme se résume souvent à : « la plage, le resto de l’hôtel (ou le fast-food du coin), et dodo ».

      Voici pourquoi ce vide culturel et festif est si frustrant en Tunisie :
      En Grèce ou en Italie, chaque village ou ville balnéaire s’articule autour d’une grande place centrale (ou d’un front de mer) entièrement piétonne, bordée de terrasses animées où les gens se mélangent de manière civilisée.

      En Tunisie : L’urbanisme moderne a sacrifié les espaces piétons au profit de la voiture. Se promener à pied en dehors des médinas (souvent asphyxiantes en plein été) revient à slalomer entre les voitures, sur des trottoirs squattés par les terrasses de cafés exclusivement masculins ou des chantiers non finis. Il n’y a pas de véritable culture de la « Rambla » ou de la grande promenade maritime aménagée et propre.

      Le désert du divertissement (Cinéma, Théâtre, Spectacles)
      Dans n’importe quelle station balnéaire espagnole ou française, l’été est synonyme de festivals de rue, de théâtres en plein air, de cinémas d’été et de concerts quotidiens.

      En Tunisie : Mis à part les grands festivals internationaux (comme Carthage ou Hammamet) qui n’ont lieu que quelques jours précis et demandent une logistique complexe pour avoir des billets, l’offre culturelle quotidienne est inexistante. Trouver une pièce de théâtre légère, un cinéma moderne climatisé diffusant les dernières sorties mondiales, ou un spectacle de rue de qualité dans une ville comme Kélibia ou Mahdia relève du miracle.

      Une vie nocturne polarisée et ghettoïsée
      À Ibiza ou à Mykonos, la vie nocturne fait partie de l’ADN de l’île, avec des bars branchés, des lounges en bord de mer et des clubs accessibles à tous les budgets et tous les styles.

      En Tunisie : La vie nocturne « branchée » est extrêmement concentrée (principalement sur la zone de Gammarth à Tunis, et quelques adresses ultra-sélectives à Hammamet ou Sousse). Surtout, elle fonctionne en vase clos. Ce sont des lieux fermés, sécurisés par des videurs, totalement coupés du reste de la ville. Il n’y a pas cette fluidité européenne où l’on passe naturellement d’un bar à tapas à une terrasse, puis à un pub dans la même rue.

      Le manque de mixité et de « civilisation » dans l’espace public
      C’est un point sensible mais crucial que je souleve en parlant de « monde civilisé ».
      Flâner le soir dans les rues d’une ville balnéaire tunisienne pour une femme seule, en couple ou en famille peut vite devenir fatigant. Le harcèlement de rue, le regard insistant dans les cafés populaires (traditionnellement très masculins), et l’ambiance générale parfois électrique dans l’espace public empêchent cette décompression totale que l’on recherche en vacances.

      La Tunisie a construit des lits pour dormir et a balisé du sable pour bronzer, mais elle a oublié de scénographier la vie après 18h. Tant que les municipalités et les investisseurs privés ne comprendront pas que le tourisme moderne se joue dans la rue, sur les terrasses de restos, dans les salles de spectacles et sur des places propres et sûres, la destination restera condamnée à n’être qu’un dortoir low-cost en bord de mer.

      ET SVP FERMEZ LA GUEULE DES MUEZZINS QUI NOUS GACHENT LA VIE ET NOTRE TRANQUILITE … et les animaux agonisants ….. Cessez a votre tunisie balnéaires c’est un pays du quart monde …. sous développé et arriéré … HC

    2. HatemC

      Répondre
      2 juillet 2026 | 18h44

      Alors que les prix de la location estivale s’envolent sur le littoral tunisien, un décalage flagrant persiste entre le confort haut de gamme des propriétés privées et la dégradation alarmante de l’espace public.
      Enquête sur le syndrome de la « bulle de luxe

      L’immobilier flambe, le cadre de vie sombre
      En Tunisie, les prix des locations estivales s’envolent pour atteindre des standards internationaux, mais l’expérience client se heurte à un constat amer : le standing s’arrête aux portes des villas. Ce divorce flagrant entre le grand confort privé et la faillite des infrastructures publiques crée une déconnexion totale pour le vacancier. On paie le prix de la Côte d’Azur ou de Palm Beach, mais pour un environnement qui en est bien loin.

      Dès la frontière du domaine privé franchie, la réalité s’impose : coupures d’eau et d’électricité en pleine canicule, gestion des déchets saturée, urbanisme anarchique et plages saturées par une privatisation agressive.

      Au-delà de ces failles logistiques, c’est l’offre globale qui est en panne. La Tunisie reste prisonnière d’un modèle « tout-balnéaire » obsolète et passe totalement à côté de son potentiel :

      Culture : Des musées figés aux scénographies dépassées et des sites archéologiques mal exploités.

      Artisanat & Gastronomie : Un savoir-faire local noyé sous le prêt-à-penser « made in China » et des menus touristiques standardisés sans relief.

      Sport & Nature : Une absence criante d’infrastructures pour le tourisme vert (randonnée, cyclotourisme, glisse).

      Sécurité & Salubrité : Des rues mal éclairées, un harcèlement commercial persistant et un manque de propreté qui nuisent à la liberté de mouvement.

      En clair : L’immobilier de luxe ne peut pas compenser un espace public défaillant. Tant que la Tunisie n’opérera pas une révolution structurelle pour passer du tourisme de masse à un tourisme intégré et qualitatif, ses côtes proposeront un luxe hors de prix dans un cadre de vie en déshérence.

      Honnetement y a mieux ailleurs …

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