L’information s’est propagée à grande vitesse dans les milieux du football tunisien vendredi 3 juillet 2026. Plusieurs sources concordantes ont annoncé la démission de Me Marwa Sekhiri de son poste de membre du bureau fédéral de la Fédération tunisienne de football (FTF), alimentant les spéculations sur l’avenir de l’instance dirigeante.
Cette annonce intervient dans un contexte particulièrement tendu. Depuis la débâcle de la sélection nationale lors de la Coupe du monde et l’élimination prématurée qui a provoqué une vague de colère chez les supporters, les appels à la démission du président de la FTF, Moez Nasri, et de son bureau se multiplient. La gestion de la fédération est vivement contestée, tandis que plusieurs voix réclament une refonte profonde de sa gouvernance.
L’éventuel départ de Marwa Sekhiri revêt une portée symbolique. Avocate de profession, elle jouit d’une solide réputation dans le milieu sportif. Ancienne secrétaire générale de l’Union sportive monastirienne, elle est reconnue pour ses compétences juridiques et son sérieux, ce qui lui vaut une estime dépassant largement le cercle des dirigeants de clubs.
Pour autant, plusieurs observateurs relativisent les conséquences d’une telle démission sur le fonctionnement de la fédération. Selon eux, même si cette démission venait à être officiellement acceptée, une hypothèse qui reste selon certains loin d’être acquise, elle ne modifierait pas l’équilibre actuel au sein du bureau fédéral.
Des spécialistes du droit sportif rappellent en effet que les textes adoptés lors des précédentes assemblées générales de la FTF, à l’époque de la présidence de Wadie Jary, prévoient des mécanismes qui protègent la stabilité de la direction. En pratique, le président et son vice-président ne peuvent être démis par le seul effet de démissions individuelles des membres du bureau. Ils soulignent également que plusieurs membres continuent d’apporter leur soutien à l’actuelle direction, rendant peu probable un bouleversement institutionnel à court terme.
Si elle est confirmée, la démission de Marwa Sekhiri constituerait néanmoins le premier départ d’un membre du bureau fédéral depuis le début de la crise ouverte par l’échec du Mondial. Un signal politique fort qui traduit le climat de fortes turbulences traversé par la Fédération tunisienne de football, sans pour autant remettre immédiatement en cause son équilibre.
R.B.H











Commentaire
Salah tataouine
LE VRAI SCORE DE LA COUPE DU MONDE — Par Salah Tataouine, ligiste du désert, commentateur officiel des matchs que personne ne regarde comme moi.
SUISSE 0 – ALGÉRIE 3 (et pas l’inverse).
Commençons par le match Algérie-Suisse, un sommet de géopolitique déguisé en football. Score officiel : Suisse 2 – Algérie 1. Score réel selon la Fédération Salah du Désert : Suisse 0 – Algérie 3. J’explique.
La Suisse a marqué deux buts. Le premier par Breel Embolo à la 10ème minute. Breel Embolo. Camerounais. Né à Yaoundé. Prénom : Breel. Pas suisse pour un sou. Il était seul contre six défenseurs algériens qui l’ont pris pour un ramasseur de balle ou un technicien de surface. Le gardien, septième homme, s’est vengé sur la barre. But refusé pour fausse identité helvétique.
Le deuxième but par Dan Ndoye à la 46ème minute. Dan Ndoye. Sénégalais. Zéro vrai Suisse sur le terrain. Zéro. Même le banc était un sommet de l’ONU : Mvogo (Cameroun), Cömert (Turquie), Sow (Sénégal), Jashari (Kosovo), Okafor (Nigeria). J’ai compté six vrais Suisses sur quatorze remplaçants. Les autres étaient Africains, Kosovars, Turcs. La Suisse est devenue une auberge espagnole avec du fromage.
Zakaria est venu féliciter tout le monde. Personne ne savait qui avait marqué. Les Suisses du terrain n’étaient pas suisses. Le tableau d’affichage était fabriqué en Suisse, lui, un vrai. À Zurich, ils ont éteint la télé et demandé une votation. « Usurpation d’identité ! »
J’ai déposé une réclamation. Double faute Cameroun-Sénégal, comme au tennis, but accordé aux Algériens. Le président de la FIFA est Suisse, mais Trump l’a embauché. Bref. Score final : Suisse 0 – Algérie 3. One Two Three Viva l’Algérie.
ÉGYPTE 6 – AUSTRALIE 1 (et pas 1-1 aux tirs au but).
Passons au match Australie-Égypte, une tragédie shakespearienne avec un arbitre uruguayen qui ne parle ni anglais, ni arabe, ni football. Score officiel : 1-1, Égypte qualifiée aux tirs au but. Score réel selon la Commission d’Enquête du Désert : Égypte 6 – Australie 1.
L’Australie a marqué un but. Contre son camp. Par Mohamed Hany. Un Égyptien. Qui joue pour l’Australie. Et qui a marqué CONTRE SON CAMP. Il a oublié. Il a vu du rouge, il a tiré. Mauvais but. CSC. But refusé pour conflit d’intérêt.
L’Égypte a marqué deux buts dans le temps réglementaire. 2-0. Normalement. Puis l’Australie a fait entrer un Africain, Mohamed Touré, 1m86, 91 kg, Norwich, 0% de duels gagnés. La triche en direct à la télé. Et un gardien tout frais à la 119ème minute. Et un arbitre uruguayen, Gustavo Tejera, qui donnait ses consignes en espagnol à un Égyptien qui ne parle pas un mot d’anglais. Pas de traducteur. Le joueur a tiré, personne n’a compris où. La FIFA doit fournir des traducteurs. Ou alors que tout le monde parle arabe.
Aux tirs au but, l’Égypte a marqué 4 sur 4. 100%. L’Australie en a marqué 2, mais ils ne comptent pas : un par un Africain (ça compte pas, on a dit), et deux par-dessus la barre parce que les Australiens croyaient qu’ils jouaient au rugby. Le gardien égyptien fait 1m10, il n’a rien arrêté, il est resté planté au milieu. Les Australiens ont tiré dans les nuages tout seuls. Dessus, c’est bon pour nous.
Score réel : Égypte 6 – Australie 1. Mais l’arbitre uruguayen a dit égalité. Il n’a rien compris. Il a compté les buts australiens marqués par des Africains, les tirs de rugby, le CSC, le gardien d’1m10, et il a dit « égalité, tirs au but ». Gustavo Tejera mérite un oscar. Ou un dictionnaire.
Voilà. La Coupe du Monde version Salah. La FIFA ne me lit pas. Mais ……., la chef de la censure, me lira. Elle aime mes commentaires. Elle les publie après réexamen. Parce qu’un site sans débat franc finit par ressembler à un hall d’aéroport : on y passe, on n’y vit pas.
Salah Tataouine, ligiste du désert, commentateur des matchs que personne ne regarde comme moi.