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La Cour d’appel confirme les peines contre Marouane Mabrouk, Youssef Chahed et plusieurs anciens ministres

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Par Nadya Jennene

    La Cour d’appel de Tunis a confirmé, vendredi 3 juillet 2026, l’essentiel des condamnations prononcées en première instance dans l’affaire du dégel des avoirs de l’homme d’affaires Marouane Mabrouk, décidé lors d’un conseil ministériel restreint en janvier 2018. L’ancien chef du gouvernement Youssef Chahed, plusieurs anciens ministres et hauts responsables voient ainsi leurs peines de six ans de prison maintenues.

    La juridiction d’appel a confirmé les peines infligées à Youssef Chahed, à l’homme d’affaires Marouane Mabrouk, ainsi qu’aux anciens ministres Mabrouk Korchid, Ridha Chalghoum, Mohamed Anouar Maarouf et Khemaies Jhinaoui. Sont également concernés l’ancien directeur général d’Al Karama Holding Adel Grar et l’ancien conseiller économique Lotfi Ben Sassi.

    Seule évolution par rapport au jugement rendu le 2 mars 2026 : l’ancien ministre et député Mehdi Ben Gharbia a été acquitté en appel dans cette affaire.

    Ce dossier porte sur la décision prise par un conseil ministériel restreint en janvier 2018 de lever le gel des avoirs de Marouane Mabrouk. En première instance, le tribunal avait retenu des faits liés à l’exploitation par un agent public de sa qualité afin d’obtenir un avantage indu, au préjudice de l’administration, ainsi qu’à la participation à ces infractions.

    Des sanctions financières maintenues

    La Cour d’appel a également confirmé le volet financier du jugement. Les condamnés restent ainsi redevables d’amendes de 800 millions de dinars ainsi que les obligations de restitution mises solidairement à leur charge.

    Quatorze ans de prison confirmés pour blanchiment d’argent

    Le même jour, la Cour d’appel a également confirmé le jugement rendu dans un second dossier visant Marouane Mabrouk pour blanchiment d’argent. Sa peine de quatorze ans de prison est donc maintenue.

    Cette condamnation s’ajoute aux six années de prison confirmées dans l’affaire du dégel des avoirs.

    Marouane Mabrouk avait déjà été condamné en décembre 2024 à quatre ans de prison et à une amende de 400.000 dinars pour exploitation d’influence et acquisition d’un bien à un prix inférieur à sa valeur réelle. L’homme d’affaires fait par ailleurs l’objet d’autres procédures devant le pôle judiciaire économique et financier.

    N.J

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    Commentaire

    1. Mohamed Mabrouk

      Répondre
      3 juillet 2026 | 16h36

      La supposition de l’existence d’un préjudice a l’administration dû a la levée du gel des fonds de Marouane n’est qu’une supposition a base idéologique, inspirée par une interprétation marxiste excessive; puisque l’administration etait dans une meilleure situation quand ces fonds n’etaient pas gelés. En comparant les situations avant et apres, le pouvoir d’achat moyen a été presque divisé par 2. Autorisez un sondage d’opinions si vous voulez vraiment vérifier en laissant l’ideologie de coté

    Répondre

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