La polémique autour des augmentations des pensions de retraite en 2026 ne faiblit pas. Vendredi 3 juillet 2026, le département de la Protection sociale et du secteur non organisé de l’UGTT a vivement critiqué le gouvernement, l’accusant de poursuivre une politique de décisions unilatérales prises en dehors du dialogue social. Au cœur de la contestation : l’exclusion des titulaires des plus faibles pensions des dernières revalorisations.
L’UGTT dénonce une politique du fait accompli
Dans un communiqué, le département syndical reproche au gouvernement de continuer à privilégier une logique de « fuite en avant » en prenant des décisions sans concertation avec les partenaires sociaux.
Il rappelle que les augmentations salariales dans les secteurs public et privé, tout comme la révision des pensions prévue dans la loi de finances 2026, avaient déjà été décidées de manière unilatérale. Selon lui, ces mesures ont accentué les disparités entre les différentes catégories de bénéficiaires.
Les petites pensions toujours exclues
L’UGTT cible particulièrement la décision de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), qu’elle affirme avoir été prise sur instruction du gouvernement, de ne pas augmenter les pensions ne dépassant pas 260 dinars par mois.
D’après le syndicat, cette mesure pénalise des milliers de retraités, mais également des veuves et des orphelins, sans qu’aucune justification officielle n’ait été apportée. Une situation qui, selon lui, ne peut qu’aggraver la précarité des ménages les plus modestes.
Le département affirme également que l’exclusion concerne d’autres catégories, notamment les affiliés travaillant à l’étranger ainsi que les personnes admises à la retraite à partir du 1er janvier 2026. Il évoque en outre une baisse de certaines pensions minimales versées par la Caisse nationale de retraite et de prévoyance sociale (CNRPS), qu’il estime dépourvue de base légale.
Une polémique déjà soulevée
Cette sortie de l’UGTT intervient quelques jours après les nombreuses interrogations suscitées par les modalités d’application des augmentations de 2026. Comme Business News l’avait révélé, plusieurs catégories de retraités se sont retrouvées exclues des revalorisations, notamment les bénéficiaires des plus faibles pensions, alimentant un profond sentiment d’injustice parmi les assurés.
Pouvoir d’achat, santé et dialogue social
Au-delà de la question des pensions, l’UGTT relie ces décisions à une dégradation plus générale de la situation socio-économique. Le syndicat évoque la hausse continue des prix, l’érosion du pouvoir d’achat, les pénuries de médicaments, les difficultés rencontrées par les pharmaciens et biologistes en raison des retards de paiement, ainsi que les dysfonctionnements persistants de la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam).
En conclusion, le département de la Protection sociale appelle les structures syndicales à poursuivre la défense des retraités et des catégories les plus vulnérables. Il réclame également le retour à un véritable dialogue social et davantage de transparence sur les critères ayant conduit à exclure une partie des pensionnés des augmentations décidées en 2026.
S.H











Commentaire
Citoyen_H
QUE L’UGTT COMMENCE DÉJÀ PAR
par faire un audit sur les dépenses et les salaires de ses anciens dirigeants, sur la période allant de 2011 jusqu’au jour du départ du charcutier !