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Ajmi Lourimi condamné à trois ans de prison

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Par Imen Nouira

    Près de deux ans après l’ouverture de l’enquête, la justice a rendu son verdict dans l’affaire impliquant le secrétaire général du mouvement Ennahdha, Ajmi Lourimi, et le militant Mossâab Gharbi. Les deux hommes étaient poursuivis dans une affaire ouverte à la suite de leur interpellation en juillet 2024.

    La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le Tribunal de première instance de Tunis a condamné, vendredi 3 juillet 2026, le secrétaire général du mouvement Ennahdha, Ajmi Lourimi, à trois ans de prison. La même peine a été prononcée contre Mossâab Gharbi, jeune homme proche du mouvement.

    Ajmi Lourimi était poursuivi pour « s’être abstenu d’informer les autorités compétentes des faits portés à sa connaissance concernant une infraction terroriste ». Mossâab Gharbi comparaissait, pour sa part, pour avoir entrepris des actes préparatoires en vue de fournir un lieu d’hébergement à une personne liée à des infractions terroristes, de la dissimuler, de faciliter sa fuite et d’empêcher sa découverte ou sa poursuite.

    Une affaire ouverte après une interpellation en juillet 2024

    L’affaire remonte au mois de juillet 2024. Ajmi Lourimi avait été interpellé par les agents de la brigade de recherches et d’investigations de la Garde nationale de Tebourba à Bordj El Amri alors qu’il circulait à bord d’un véhicule en compagnie de Mossâab Gharbi de Mohamed Ghannoudi, un militant du mouvement Ennahdha faisant l’objet de deux avis de recherche émis par le pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme.

    Arrêté le 13 juillet 2024, Ajmi Lourimi avait fait l’objet d’un mandat de dépôt le 24 juillet suivant. Le 22 janvier 2025, le premier juge d’instruction près le pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme avait prolongé de quatre mois sa détention préventive.

    Par la suite, la chambre d’accusation spécialisée dans les affaires de terrorisme près la Cour d’appel de Tunis a décidé de renvoyer Ajmi Lourimi et Mossâab Gharbi devant la chambre criminelle spécialisée pour y être jugés. Elle avait également rejeté la demande de mise en liberté présentée en faveur de ce dernier.

    Mardi 30 juin 2026, la juridiction avait une nouvelle fois rejeté les demandes de mise en liberté des deux prévenus et renvoyé l’affaire au vendredi 3 juillet pour le prononcé du jugement.

    Une procédure judiciaire engagée en 2024

    L’affaire a suscité plusieurs réactions au cours de l’instruction. En avril 2025, le Front de salut national avait indiqué qu’Ajmi Lourimi avait subi une fracture à la main gauche durant sa détention. Dans un communiqué, la coalition avait appelé à ce qu’il bénéficie des soins médicaux nécessaires et réclamé sa libération, ainsi que celle de ses coaccusés, estimant que les poursuites engagées à leur encontre étaient infondées.

    Le même mois, le père de Mossâab Gharbi avait annoncé que son fils avait tenté de mettre fin à ses jours à la prison civile d’Oudhna. Il avait attribué ce geste au désespoir lié à la longueur de sa détention, dénonçant les conditions de son incarcération et réclamant l’accélération de l’examen de son dossier.

    Le jugement a été rendu en première instance. Les deux condamnés disposent des voies de recours prévues par la loi s’ils décident de contester cette décision.

    I.N.

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    2 commentaires

    1. Citoyen_H

      Répondre
      4 juillet 2026 | 14h51

      UNE MINE

      quasiment identique à celle d’Hannibal Lecter !!!

    2. Liberte, Justice, dignité de traitement et solidarité pour Lourimi...

      Répondre
      4 juillet 2026 | 14h11

      ainsi qu’aux centaines de détenu.e.s politiques comme d opinions sans eKSceptions !

    Répondre

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