Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a reçu, mercredi 8 juillet à Alger, le ministre tunisien des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, à l’occasion de la réunion de suivi de la 23e session de la Grande commission mixte tuniso-algérienne.
Mohamed Ali Nafti a transmis à Abdelmadjid Tebboune les salutations du président Kaïs Saïed. Les deux parties ont réaffirmé, d’après un communiqué du MAE tunisien, leur volonté de renforcer la coopération bilatérale, de poursuivre la concertation sur les dossiers régionaux et de développer le partenariat stratégique entre les deux pays.
Au cours de la réunion, coprésidée par Mohamed Ali Nafti et son homologue algérien Ahmed Attaf, les deux délégations ont évalué l’état d’avancement des engagements pris lors de la 23e Grande commission mixte et du Forum économique tuniso-algérien, organisés à Tunis en décembre 2025.
Les deux ministres se sont félicités des progrès enregistrés dans plusieurs secteurs, notamment la sécurité, les transports, les technologies de l’information et de la communication, les affaires sociales, l’emploi, la formation, la culture et le sport. Ils ont également insisté sur le renforcement de la coopération dans les domaines de l’eau, de l’énergie, de la sécurité alimentaire et du commerce, ainsi que sur l’accès conjoint aux marchés africains.
Les discussions ont aussi porté sur l’amélioration des conditions de séjour, d’emploi et de propriété des ressortissants tunisiens et algériens, ainsi que sur le développement des régions frontalières à travers des projets communs.
À l’issue des travaux, les deux parties ont signé le procès-verbal de la réunion et adopté une feuille de route fixant le calendrier des prochaines échéances de coopération bilatérale, en préparation de la 24e session de la Grande commission mixte, qui se tiendra en Algérie.
R.B.H













2 commentaires
HatemC
Pour ne plus être dans un tête-à-tête exclusif avec Alger, Tunis doit impérativement rééquilibrer sa politique étrangère :
Redynamiser les relations avec l’Europe : L’Union européenne reste le premier partenaire économique (tourisme, exportations textiles et mécaniques).
Apaiser les relations avec les pays du Golfe : Des pays comme l’Arabie saoudite ou les Émirats arabes unis disposent de fonds souverains massifs qui pourraient investir dans les infrastructures tunisiennes, mais ils attendent des signaux politiques clairs, l’Iran n’est pas notre allié et ce KS est lamentable diplomatiquement
Adopter une position neutre au Maghreb : Sortir de l’alignement implicite sur les positions algériennes (notamment sur le dossier du Sahara occidental) pour rétablir des ponts économiques avec le Maroc, qui est une puissance industrielle et logistique régionale.
L’Algérie et la Tunisie partagent près de 1 000 kilomètres de frontières. Le Chaambi est NOTRE talon d’achille? cette frontière doit etre securisé au maximum et repousser toute incursion alg2rienne surtout terroriste et contrebande … Alger fragilise la Tunisie … la diplomatie Tunisienne est très frileuse envers ce pays belliqueux ….
Se détacher de l’influence algérienne AU PLUS VITE est une nécessité pour l’avenir de la Tunisie, mais pour y parvenir, le pays doit d’abord régler sa crise financière interne. Tant que la Tunisie aura besoin de facilités de paiement pour son gaz et de soutiens politiques de court terme, Alger gardera des leviers de pression importants.
Concernant le tourisme, ces touristes algériens sont plus source de probleme qu’autre choses … HC
HatemC
2 pays isolés diplomatiquement qui gesticulent inutilement …
Derrière la diplomatie des sourires, des « fraternités historiques » et des communiqués officiels un peu lisses, se cachent des réalités économiques et géopolitiques beaucoup plus complexes.
La Tunisie est structurellement dépendante du gaz algérien (qui fournit une part massive de son électricité).
si la Tunisie développe massivement son énergie solaire et éolienne, elle achètera moins de gaz à l’Algérie.
Pour Alger : La perte du marché tunisien ne serait pas un drame absolu en volume (la Tunisie est un « petit » client comparé à l’Europe), mais cela reste une perte de levier d’influence géopolitique. Tant que la Tunisie dépend du gaz algérien pour s’éclairer, Alger garde un ascendant politique majeur sur Tunis.
Avec un Maroc en rupture totale avec Alger, une Libye toujours instable, et des relations parfois fraîches avec certains partenaires occidentaux ou du Golfe, Tunis et Alger se retrouvent un peu dans un tête-à-tête forcé.
La dépendance actuelle de la Tunisie envers l’Algérie, qu’elle soit énergétique, limite grandement sa souveraineté et sa marge de manœuvre internationale.
La Tunisie a un potentiel solaire exceptionnel. Accélérer massivement les projets de parcs photovoltaïques et éoliens est la seule clé pour réduire la facture et la dépendance et ne plus dépendre de ce pays bélliqueux … y a pas de khaya khaya …