L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a adopté, vendredi 10 juillet 2026, le projet de loi relatif au plan de développement 2026-2030 par 64 voix pour, 24 contre et 15 abstentions.
Si ce vote permet au texte de franchir son ultime étape parlementaire, il met également en lumière le niveau de soutien dont il a bénéficié au sein de l’hémicycle.
En effet, sur les 161 députés que compte l’ARP, 64 seulement ont approuvé le projet, soit 39,8 % de l’ensemble des élus.
Au total, 103 députés ont pris part au scrutin. Les votes favorables représentent ainsi 62,1 % des suffrages exprimés, tandis que 58 députés n’ont participé ni au vote favorable, ni au vote défavorable, ni à l’abstention.
Parmi les absents figurent notamment les députés du bloc » Pour que le peuple triomphe » qui avaient annoncé le boycott de la séance.
Dans un communiqué publié la veille, le groupe a rappelé qu’il refusait désormais d’examiner les textes émanant du gouvernement actuel, qu’il juge incapable de mettre en œuvre les orientations fixées par le président de la République. Il a également dénoncé les conditions d’examen du projet de plan de développement 2026-2030, transmis selon lui au Parlement avec un délai de trois jours seulement pour son adoption, sans véritable débat national ni prise en compte des propositions issues des conseils locaux, régionaux et des conseils des régions.
Feuille de route pour les cinq prochaines années
Le plan de développement 2026-2030, présenté par le gouvernement comme une feuille de route pour les cinq prochaines années, fixe les grandes orientations économiques et sociales du pays, avec notamment l’objectif de mobiliser plus de 102 milliards de dinars d’investissements et d’atteindre un taux de croissance annuel moyen de 4,2 %.
Plusieurs élus ont émis des réserves, estimant notamment que le document ne précisait pas suffisamment les mécanismes de financement des investissements annoncés ni les conditions permettant d’atteindre les objectifs fixés. Des interrogations ont également été soulevées sur le réalisme des hypothèses macroéconomiques retenues, la capacité de l’administration à mettre en œuvre les projets prévus, ainsi que l’absence de scénarios alternatifs en cas de dégradation de la conjoncture internationale.
Hier, le député Mohamed Ali avait appelé ses collègues à rejeter ce qu’il a qualifié de « chèque en blanc » accordé au gouvernement pour les cinq prochaines années. Il avait notamment reproché au projet de reposer, selon lui, sur des projections insuffisamment étayées, un financement peu détaillé et des mécanismes de suivi et d’évaluation insuffisants.
Malgré ces critiques, le projet de loi a finalement été adopté et servira désormais de cadre de référence à l’action publique en matière de développement économique et social jusqu’en 2030.
M.B.Z













Commentaire
Mhammed Ben Hassine
[par 64 voix pour, 24 contre et 15 abstentions.]
Mais ou sont les autres…!?
Ah ils ont certainement d’autres chats à fouetter, le plan de devlp de la cher Tunisie ne les intéressent pas ou il nest pas inscrit dans leurs ordre du jour