Une scène d’une rare cruauté a provoqué l’indignation sur les réseaux sociaux. Une vidéo montrant des individus en train de mutiler une vache, en lui coupant la langue, a largement circulé ces derniers jours, suscitant une vague de colère et de condamnations. Derrière l’horreur des images, une nouvelle alerte sur la multiplication des actes de violence envers les animaux et leur diffusion comme un simple contenu à partager.
Les faits se sont déroulés dans la région de Zerouatine, relevant de la délégation de Ghazala, dans le gouvernorat de Bizerte. Le propriétaire de la vache, Habib Saïdi, a raconté à Mosaïque FM avoir découvert l’état de son animal après son retour à son domicile.
Selon son témoignage, son fils l’a alerté en constatant que la vache refusait de manger et que des traces de sang étaient visibles autour de sa bouche. Pensant dans un premier temps à un problème de santé, il a rapidement compris, après inspection, que la langue de l’animal avait été sectionnée.
Le propriétaire a alors fait constater les faits par un huissier notaire avant de se résoudre à vendre la vache à un prix dérisoire, l’animal ne pouvant plus être exploité normalement.
Au-delà du préjudice subi par l’éleveur, c’est la brutalité de l’acte qui a provoqué l’émoi. D’autant plus que les auteurs présumés ont choisi de filmer leur geste et de le diffuser sur les plateformes numériques, transformant une scène de souffrance animale en contenu viral.
Une violence qui dépasse le simple fait divers
Cette affaire rappelle d’autres séquences ayant récemment choqué l’opinion publique tunisienne : des animaux maltraités, torturés ou agressés devant des caméras, parfois dans une volonté manifeste de provoquer ou de rechercher une visibilité sur les réseaux sociaux.
Ces pratiques interrogent sur la banalisation progressive de la violence numérique. Le passage à l’acte ne semble plus suffire pour certains individus : il devient un spectacle destiné à être partagé, commenté et diffusé.
Les associations de défense des animaux alertent régulièrement sur la nécessité de renforcer la sensibilisation et l’application effective des textes encadrant la protection animale. Car derrière chaque vidéo devenue virale se pose la question d’un phénomène plus profond : celui d’une violence exercée sur des êtres vulnérables, puis exposée publiquement sans aucune retenue.
Le rôle des réseaux sociaux dans la propagation de la cruauté
La diffusion massive de ce type de contenu soulève également la responsabilité des plateformes numériques et des utilisateurs. Les images choquantes, lorsqu’elles sont relayées sans précaution, contribuent parfois à donner une visibilité supplémentaire à leurs auteurs.
Les spécialistes des comportements violents soulignent souvent que la cruauté envers les animaux peut constituer un signal préoccupant lorsqu’elle devient répétitive, revendiquée ou utilisée comme moyen de provocation.
En Tunisie, la question de la protection animale revient régulièrement dans le débat public, notamment à travers les cas d’empoisonnement d’animaux errants, de maltraitance ou d’abandon. Mais les actes filmés et revendiqués franchissent un nouveau seuil : celui de la mise en scène de la souffrance.
L’affaire de Zerouatine remet ainsi au centre une question essentielle : jusqu’où peut aller la banalisation de la violence lorsqu’elle devient un contenu destiné aux réseaux sociaux ? Au-delà de l’émotion suscitée par cette vidéo, l’enjeu est désormais de savoir quelles réponses judiciaires et sociétales seront apportées face à ces actes.
S.H











2 commentaires
HatemC
Je ne supporte plus ce pays … un pays d’arriérés et de malades mentaux … à vomir ce peuple …
Gg
Mon dieu…
Ce serait bien que de temps en temps on puisse lire un article qui nous reconcilie avec l’espèce humaine.
Par exemple, du fait des incendies en France, les animaux sauvages meurent non seulement du feu, mais aussi de soif et de faim. Si bien que partout la chasse est suspendue et les citoyens, les chassrurs et les agriculteurs se mobilisent pour créer des points d’eau et de nourrissage.
Cela va de la gamelle d’eau + graines dans les parcs et jardins, à la tome d’eau + fourrage et fruits non vendus mis à disposition dans les champs et les forêts.
Ca fait bien de voir cela et d’y participer !