Le 25 juillet est décidément une date à part. Cette année encore, Tunis a offert un étonnant jeu de miroirs.
Le matin, quelques dizaines de fidèles du président Kaïs Saïed se sont retrouvés au centre-ville. Mezoued, danses, chants, slogans à la gloire du chef de l’État et appels à l’emprisonnement de ses adversaires ont rythmé un rassemblement davantage folklorique que politique. Les vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montraient un noyau de partisans célébrant un pouvoir qu’ils considèrent toujours comme le sauveur du pays.
Quelques heures plus tard, le décor change radicalement.
À partir de 18 heures, ce ne sont plus quelques dizaines de personnes mais plus de 2.500 manifestants qui envahissent les artères de la capitale. Le folklore laisse place aux slogans. Les youyous aux revendications. Les danses aux discours sur les libertés, la crise économique, les coupures d’eau et d’électricité, les arrestations d’opposants et l’état du pays.
Le contraste dépasse largement la seule question des chiffres.
D’un côté, des manifestants réclamant davantage d’arrestations et assumant leur soutien inconditionnel au pouvoir. De l’autre, un cortège dénonçant précisément les emprisonnements, les poursuites judiciaires contre les opposants et le recul des libertés publiques.
Les deux rassemblements se sont réclamés de la République. Mais ils n’en donnaient manifestement pas la même définition. L’un célébrait un homme. L’autre interpellait un pouvoir. L’un chantait les louanges du président. L’autre chantait l’hymne national.
À cinq ans du 25 juillet 2021, cette succession de deux manifestations, à quelques heures d’intervalle et dans les mêmes rues, résume peut-être mieux que tous les discours l’état du pays. Non seulement parce qu’elle révèle l’ampleur du fossé qui sépare les deux camps, mais aussi parce qu’elle montre que, malgré cinq années de concentration du pouvoir, la rue contestataire n’a pas disparu. Elle est revenue, plus nombreuse, avec des revendications politiques, économiques et sociales qui dépassent désormais les seuls clivages partisans.
R.B.H











2 commentaires
Fares
Du folklore? On peut en faire nous aussi
Tenez:
يا سيد لسياد يا قيسون يا سيدهم الغالي خ.. بت لبلاد و خليت شعبها
يعاني. ل
Sinon, entre les deux rassemblements il n’y a pas photo, mais la question qui me taraude est: où se situe la majorité silencieuse? Se sent sent-elle au moins concernée par ce qui se passe en Tunisie? Mystère!
NI CLEMENCE NI OUBLI
Après la chute du régime parjurant triplement illégitime des Rois Mollahs Naoufélons ZoKafions Derniers Qaramites, le peuple tunisien devra dans la foulée de la reddition des sale comptes Kriminels de ce régime et de son chenil zagafous à lier Kanin gardien, un.e par un.e, de lui meme par lui même et pour lui même en finir une bonne fois pour toute avec les influences antidémocratiques et contre-révolutionnaires immamatriculée QômcepSion en Tunisie ; les ingérences françalgériatiques via Karterons dégénérés de généraux et autres carterons en advenir, les manoeuvres émiratés mzawarabes, les parades Sisscircaciennes dévoyeuses, les dingoduguineries roussies immiscentes et autres trumperies usraHelliennes de folle ronde chabadabadante antidémocratique contre-révolutionnaire envers les peuples d’héritage amazighoarabes musulmans comme ceux autres de la région élargie voire du Monde même à terme en la suite de foulée tunisienne, vertueuse émulatrice démocratiaue révolutionnaire libératrice émancipatrice des rivières à toutes les mers.
Il ne saurait y avoir de clémence ni d’oubli envers tout ce démonde antidémocratique, peuplicidaire, écocidaire, dominateur, aliénateur, extractiviste , traitre et criminel sectaire ultime des plus aboutis.
DEGAGE ! DEGAGE ! DEGAGE !