Le Comité général des prisons et de la rééducation a publié, lundi 27 juillet 2026, un communiqué dans lequel il affirme avoir pris « toutes les mesures nécessaires » au sein des établissements pénitentiaires afin de faire face aux températures exceptionnellement élevées enregistrées ces derniers jours.
L’administration indique que les dispositions prises concernent aussi bien les conditions d’hébergement que la prise en charge sanitaire des détenus. Elle assure que les soins sont dispensés par les équipes médicales et paramédicales des unités pénitentiaires et que les personnes dont l’état de santé le nécessite sont orientées vers les services d’urgence des hôpitaux publics.
Le communiqué dément également les informations faisant état d’une dégradation de l’état de santé de certains détenus ainsi que les accusations selon lesquelles leurs proches ou leurs avocats auraient été privés de visites. Selon l’Instance, tous les détenus bénéficient d’une prise en charge conforme à la réglementation en vigueur et les visites se déroulent dans le respect des procédures légales.
Cette mise au point intervient alors que les inquiétudes se sont multipliées ces derniers jours autour des conséquences de la vague de chaleur sur les conditions de détention.
Vendredi 24 juillet, l’Instance nationale pour la prévention de la torture (INPT) avait publiquement alerté sur les risques que fait peser la canicule sur les personnes privées de liberté, dans un contexte de surpopulation carcérale chronique. Sans évoquer de cas particuliers, elle avait appelé les autorités à prendre des mesures urgentes afin de protéger la vie, la santé et la dignité des détenus, tout en annonçant la transmission de recommandations aux autorités compétentes.
Parallèlement, plusieurs familles de détenus politiques ont fait état d’une dégradation de l’état de santé de leurs proches. Plus tôt dans la journée de lundi, la famille d’Ahmed Néjib Chebbi a annoncé que l’opposant avait été victime d’un malaise à la prison de la Mornaguia.
La famille de Rached Ghannouchi avait, de son côté, indiqué que l’ancien président de l’Assemblée des représentants du peuple avait subi un important malaise ayant nécessité son transfert dans un établissement hospitalier, avant son retour en détention. Avant cela, ses avocats avait affirmé avoir été interdits de le visiter suscitant les inquiétudes sur son état de santé.
Sans répondre à ces situations de manière nominative, le communiqué publié par l’administration pénitentiaire apparaît comme une réponse aux interrogations suscitées par ces différents signalements. L’Instance y réaffirme que l’ensemble des personnes détenues bénéficie des soins prévus par la réglementation et que les droits de visite sont garantis conformément aux dispositions légales.
R.B.H













Commentaire
Gg
Comment, les prisonniers n’ont pas la climatisation dans leurs cellules?
La LTDH doit vite porter plainte contre la Tunisie!
Ce qui pose tout le problème de la justice: les prisonniers politiques n’ont rien a faire là.
Il ne s’agit pas de Ghannouchi, gravement mouillé dans le terrorisme.
Mais les hommes d’affaire, les facebookeurs… ces gens n’ont rien à faire en prison.
Les autres n’avaient qu’à respecter la loi.