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Fatma Mseddi : « Ce gouvernement a échoué et n’est plus capable de gérer cette étape ! »

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Par Sarra Hlaoui

    La députée Fatma Mseddi hausse le ton contre le gouvernement et dresse un constat particulièrement sévère de la situation du pays. Dans un long statut publié jeudi 20 août 2026 sur sa page Facebook, elle énumère les difficultés auxquelles sont confrontés les Tunisiens, avant de mettre directement en cause l’action du gouvernement et d’appeler à une nouvelle approche de la gestion de l’État.

    Coupures d’eau et d’électricité, pénuries de carburant, difficultés d’approvisionnement en certains produits alimentaires et en eau minérale : Fatma Mseddi commence par dresser l’inventaire des problèmes qui affectent le quotidien des citoyens.

    La députée évoque également l’état du transport public et celui de l’aéroport Tunis-Carthage, les difficultés de Tunisair ainsi que la situation de plusieurs grandes entreprises publiques, citant notamment la Compagnie des phosphates de Gafsa, qu’elle estime menacée d’effondrement.

    « Ce gouvernement a échoué »

    Sur le terrain institutionnel et économique, Fatma Mseddi pointe également le retard dans la réforme de la législation des changes et de la loi sur l’investissement. Elle déplore par ailleurs ce qu’elle qualifie de quasi-absence de relations entre le gouvernement et l’Assemblée des représentants du peuple.

    La députée s’attarde également sur le dossier migratoire, estimant que les opérations de retour des migrants avancent lentement alors que la crise se poursuit et que le citoyen tunisien continue, selon elle, d’en supporter le coût financier, sécuritaire et en matière d’accès aux services publics.

    « Jusqu’à quand ? », s’interroge-t-elle, avant de poser la question d’un éventuel remaniement gouvernemental susceptible, selon elle, de remettre l’administration du pays sur les rails.

    Fatma Mseddi va plus loin en mettant directement en cause la capacité de l’exécutif à conduire les prochaines réformes. Elle cite notamment les difficultés liées à plusieurs textes législatifs, dont la loi sur les chèques, la réconciliation pénale et l’interdiction de la sous-traitance.

    « Ce gouvernement a échoué et n’est plus capable de gérer cette étape », affirme en substance la députée, tout en revendiquant son droit à l’opposition et à la critique.

    Pas question, toutefois, de « blanchir » les anciens responsables

    La position de Fatma Mseddi ne s’arrête cependant pas à la critique du gouvernement actuel. La députée prend soin de préciser que son opposition ne saurait être interprétée comme un soutien à ceux qu’elle accuse d’avoir contribué à conduire le pays vers « le chaos, le terrorisme et la dégradation de l’économie ».

    Elle refuse ainsi que les opposants au gouvernement actuel puissent, selon elle, être présentés comme une alternative automatique.

    « Faire tomber un gouvernement défaillant n’est pas un mandat donné à ceux qui ont échoué avant lui », résume-t-elle.

    La députée estime notamment qu’il serait incohérent de réclamer le départ du gouvernement tout en exonérant de leurs responsabilités ceux qu’elle tient pour responsables de la dégradation de l’État au cours des années précédentes.

    Pour un « troisième chemin »

    Face à ce qu’elle présente comme une double impasse, Fatma Mseddi plaide pour une autre voie politique. Elle appelle de ses vœux un État fort, un gouvernement efficace, une administration opérationnelle et des entreprises publiques faisant l’objet de véritables réformes plutôt que d’être laissées à l’abandon.

    Elle réclame également des lois mieux préparées avant leur adoption, ainsi qu’un Parlement qui, selon elle, ne devrait pas être traité comme une institution extérieure à l’État.

    « Nous voulons une véritable réforme, pas une rotation des personnes », écrit-elle, tout en appelant à la responsabilisation de ceux qui ont commis des erreurs, « quel que soit leur poste ».

    Dans son message, Fatma Mseddi maintient par ailleurs une ligne particulièrement dure à l’égard des personnes qu’elle accuse d’avoir été impliquées dans des actes de terrorisme ou dans des violences politiques. Elle estime qu’elles ne peuvent aujourd’hui être présentées comme une solution aux difficultés du pays ni bénéficier, selon elle, d’une remise en cause de leur incarcération au nom de l’opposition.

    La députée conclut ainsi son intervention en refusant que la Tunisie ait à choisir entre « l’échec du présent et les crimes du passé », et appelle à une troisième voie fondée sur l’État, le droit, la réforme et la reddition des comptes.

    « Pas de chaos… et pas d’impunité », affirme-t-elle en guise de conclusion.

    S.H

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    2 commentaires

    1. Citoyen_H

      Répondre
      21 août 2026 | 11h38

      VOS VŒUX SE SONT TOUS RÉALISÉS

      Votre « Khobz & Mè & ZABA, Lè », est là.
      Splendide, vous avez même réussi à obtenir, plein de petits bonus inespérés.
      Ne soyez pas trop ingrats vis-à-vis de vous-même.
      Les escrocs charognards affamés que vous aviez portés au pouvoir en 2011, ont totalement réussi leur mission.
      À votre place, je ferais tout pour les réinstaller sur le trône.

    2. Roberto Di Camerino

      Répondre
      21 août 2026 | 0h24

      C’est un point de vue tres pragmatique, mais elle aurait dù rappeler que le president fait face toutes les nuits aux  » ennemis de l’etat « qui veulent detruire ce qu’il a construit en commençant par la piscine du Belvedere..

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