L’avocat et ancien député Seif Eddine Makhlouf devra répondre devant la chambre criminelle du Tribunal de première instance de Tunis d’accusations liées à des soupçons de falsification et de franchissement clandestin des frontières.
La chambre d’accusation estivale près la Cour d’appel de Tunis a décidé, jeudi 20 août 2026, de le renvoyer devant la juridiction criminelle pour être jugé dans cette nouvelle affaire.
Le dossier porte sur les conditions dans lesquelles Seif Eddine Makhlouf aurait quitté clandestinement le territoire national. Les investigations ont notamment porté sur des soupçons de falsification et d’utilisation de documents non authentiques qui lui auraient permis de quitter le pays illégalement.
La chambre criminelle du Tribunal de première instance de Tunis devrait désormais fixer une date pour l’ouverture du procès et l’examen de l’affaire sur le fond.
Une arrestation en Algérie suivie d’une extradition
Cette procédure vient s’ajouter aux nombreux dossiers judiciaires visant l’ancien député. Seif Eddine Makhlouf avait été interpellé en juin 2024 à l’aéroport d’Annaba, en Algérie, alors qu’il tentait de rejoindre Istanbul, puis Doha.
Extradé par la suite vers la Tunisie, il avait été placé en détention le 18 janvier 2026.
Le 12 mars dernier, la sixième chambre correctionnelle du Tribunal de première instance de Tunis l’avait également condamné à quatre ans de prison, ramenant ainsi à quatre ans une peine initialement fixée à cinq ans. Cette affaire concernait notamment des accusations de divulgation de secrets de la défense nationale et des faits considérés comme portant atteinte à la sûreté de l’État.
Condamné dans l’affaire de l’agression d’Abir Moussi
Plus récemment, le 20 mai 2026, la chambre correctionnelle près la Cour d’appel de Tunis avait confirmé sa condamnation à un an et dix mois de prison dans l’affaire de l’agression d’Abir Moussi, présidente du Parti destourien libre.
Les faits remontent au 30 juin 2021, lorsqu’Abir Moussi avait été agressée sous la coupole de l’Assemblée des représentants du peuple. La peine d’un an et dix mois avait été prononcée en première instance le 24 mars 2026.
Avocat, ancien député et candidat à l’élection présidentielle de 2019, Seif Eddine Makhlouf avait été élu à l’Assemblée sous les couleurs de la coalition Al Karama, dont il était l’une des principales figures.
M.B.Z












2 commentaires
Citoyen_H
À QUAND,
le tour de SBS ????
Justice doit être faite, le plus rapidement possible.
Citoyen_H
IL NE MÉRITE PAS MIEUX,
cet être abject. Il est tellement complexé, aveuglé et aigri vis-à-vis de son passé de simple anonyme, qu’une fois, les cases, notoriété et pouvoir, atteints, il n’en ratait pas une, pour exprimer sa rancœur jusqu’au jour où le sort le mit KO technique !
Tous ses collègues issus du parti El Karama, à l’unanimité, étaient dotés du même profil.
La haine et la violence verbale, étaient leur porte-étendard.