L’Union régionale du travail de Tozeur hausse le ton. Dans un communiqué publié mardi 8 septembre 2026, son bureau exécutif fait part de sa « grande inquiétude » face à la dégradation de la situation économique et sociale dans le pays et appelle la direction de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) à assumer « sa responsabilité nationale et historique ».
« Une dégradation économique et sociale »
Dans son communiqué, l’organisation syndicale régionale dresse un constat particulièrement critique de la situation du pays. Elle dénonce une dégradation économique et sociale ainsi qu’une gestion des affaires publiques marquée, selon elle, par « la confusion », l’absence de vision et une incapacité à concrétiser les décisions.
Pour l’UGTT de Tozeur, cette situation intervient alors que « les souffrances des Tunisiens s’approfondissent » et que le cercle des crises continue de s’élargir.
Face à ce constat, le syndicat estime que la poursuite du silence et des justifications « n’est plus acceptable ». Il appelle les responsables de la gestion du pays à assumer les conséquences de leurs décisions et à présenter aux citoyens « les faits, les chiffres et les résultats », loin de la logique des excuses et du renvoi des responsabilités.
Un appel direct à la centrale syndicale
L’essentiel du communiqué est toutefois consacré au rôle de l’UGTT. L’Union régionale du travail de Tozeur interpelle directement le bureau exécutif de la centrale syndicale, l’appelant à « assumer sa responsabilité nationale et historique ».
Elle lui demande de retrouver son rôle de « force sociale et nationale organisée », de « briser le mur du silence » et de défendre la Tunisie ainsi que les droits des travailleurs, les libertés et la justice sociale.
L’organisation syndicale régionale considère ainsi que l’UGTT doit redevenir une force de pression, mais également de proposition et de contrôle, capable d’exiger « la compétence, la transparence, la réalisation et la responsabilité ».
Vers un « projet de sauvetage national » ?
L’UGTT de Tozeur appelle également à l’unification des forces sociales et nationales autour d’un « projet de sauvetage national ».
Le communiqué évoque, dans ce contexte, la nécessité de se préparer à « toutes les formes de lutte légitimes », afin de défendre les droits et acquis sociaux ainsi que l’avenir du pays.
Sans annoncer explicitement une action précise ou une date de mobilisation, le syndicat régional adresse ainsi un signal clair à la direction de la centrale : il lui demande de sortir de sa réserve et de reprendre l’initiative sur les questions économiques, sociales et politiques.
Dans un passage particulièrement politique, l’Union régionale du travail de Tozeur rappelle que « l’État n’est pas la propriété du gouvernant » et que « la Tunisie n’est la propriété de personne », mais qu’elle appartient à son peuple et constitue « la responsabilité de tous ».
Le communiqué conclut sur un appel à mettre fin à « l’ère des excuses et des justifications » pour entrer dans celle de « la responsabilité, de la reddition des comptes, du travail et des résultats ».
S.H











Commentaire
Nahor Guëttam
Bravo ! ✊🇹🇳