Détenu à la prison civile de la Mornaguia, le journaliste Mourad Zeghidi a exprimé, jeudi 10 septembre 2026, son soutien à l’avocat Ghazi Mrabet, dont la garde à vue vient d’être prolongée, ainsi qu’au journaliste Mohamed Yousfi.
Dans un message adressé depuis sa cellule, Mourad Zeghidi a affirmé sa « solidarité totale » avec son ami et « frère », l’avocat Ghazi Mrabet, face aux épreuves qu’il traverse. Il a décrit ce dernier comme « un exemple rare de loyauté, d’amitié et de soutien » durant la période difficile qu’il endure depuis 2024.
Le ministère public près le Tribunal de première instance de Tunis a autorisé, mardi 8 septembre 2026, la prolongation de la garde à vue de Ghazi Mrabet pour cinq jours supplémentaires. L’avocat avait été placé en garde à vue jeudi dernier dans le cadre d’une enquête portant, selon les éléments disponibles, sur des soupçons de constitution d’une entente en vue de promouvoir des stupéfiants et de blanchir de l’argent.
Dans son message, Mourad Zeghidi a adresse également son « soutien total » à son confrère et ami Mohamed Yousfi, qu’il présente comme « l’un des journalistes les plus éminents, les plus accomplis, les plus intègres et les plus honnêtes de Tunisie »
Le journaliste a assure ne jamais oublier le soutien que Mohamed Yousfi lui a apporté, notamment lorsqu’il a lui-même été arrêté.
Mohamed Yousfi a été interpellé le 4 septembre à l’entrée des studios d’Express FM, à Tunis, alors qu’il devait participer à une émission consacrée à la crise de l’eau.
Il a ensuite été conduit à la troisième brigade centrale de recherche des crimes financiers complexes de la Garde nationale, à l’Aouina, avant d’être placé en garde à vue le 5 septembre. Celle-ci avait été prolongée de 48 heures le 7 septembre.
L’enquête porte sur des accusations de constitution d’une entente en vue de porter atteinte aux personnes et aux biens, d’enrichissement illicite et de blanchiment d’argent. Selon les éléments rapportés, la procédure aurait été déclenchée à la suite d’une publication sur Facebook émanant d’un tiers, évoquant un journaliste travaillant pour des « agendas étrangers », sans citer nommément Mohamed Yousfi.
N.J












