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Effondrement de la route d’Oued El Khayat : le ministère de l’Équipement s’explique

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Par Myriam Ben Zineb

    Les travaux engagés à Oued El Khayat visent à protéger Raoued contre les inondations en canalisant les eaux provenant des hauteurs vers la sebkha de l’Ariana. Leur avancement a toutefois été perturbé par les fortes pluies, a expliqué, lundi 21 septembre 2026, le directeur des eaux urbaines au ministère de l’Équipement et de l’Habitat, Chokri Khelifi.

    Intervenant sur Mosaïque FM depuis le chantier, le responsable est revenu sur l’effondrement d’une partie de la chaussée à Jaafar, dans la délégation de Raoued. Il a indiqué que les équipes du ministère suivaient la situation depuis samedi et que plusieurs visites avaient été effectuées sur les lieux, notamment en présence du gouverneur et des différents responsables concernés.

    Des ouvrages souterrains pour canaliser les eaux

    Chokri Khelifi a expliqué que le chantier consistait à aménager Oued El Khayat et à installer des dalots souterrains destinés à recueillir les eaux provenant des hauteurs environnantes.

    La zone étant entourée de reliefs, les fortes précipitations provoquent rapidement d’importants écoulements susceptibles d’endommager les infrastructures et d’atteindre les habitations voisines. Les ouvrages en cours de réalisation doivent permettre de canaliser ces eaux et de les acheminer vers leur exutoire final, la sebkha de l’Ariana.

    Les travaux avaient commencé du côté de la sebkha et progressaient en direction des autres secteurs concernés. Ils étaient toujours en cours lorsque les pluies se sont abattues sur la région.

    Une excavation antérieure aux pluies

    Concernant l’affaissement visible sur les images diffusées sur les réseaux sociaux, le responsable a affirmé que l’excavation existait avant les intempéries. Elle avait été creusée par l’entreprise chargée du chantier afin d’installer les ouvrages d’évacuation des eaux.

    Il a ajouté que les terres remuées lors des travaux étaient plus facilement emportées par les torrents. Les pluies, tombées en grande quantité sur une courte période, auraient ainsi entraîné une partie du sol et provoqué l’affaissement constaté.

    Les fortes précipitations avaient également submergé la chaussée, interrompu la circulation et piégé au moins un véhicule dans la boue. Il avait aussi été rapporté qu’une voiture aurait été emportée par les eaux.

    Un chantier commencé en 2025

    Interrogé sur le calendrier des travaux, alors que des habitants reprochaient aux autorités d’avoir attendu la saison des pluies pour intervenir, Chokri Khelifi a précisé que le chantier avait débuté en 2025 et que sa réalisation nécessitait plus de 18 mois.

    Dimanche, la page locale de Jaafar avait alerté sur l’effondrement d’une partie de la route d’Oued El Khayat. Elle avait également relayé les critiques des habitants concernant le suivi du chantier, l’état des routes et l’exposition de certaines habitations aux eaux.

    M.B.Z

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    4 commentaires

    1. Fares

      Répondre
      21 septembre 2026 | 21h24

      A-t-on fini par arrêter les comploteurs ?

    2. HatemC

      Répondre
      21 septembre 2026 | 18h06

      Dire « ce sont les fortes pluies » ne suffit pas.

      Une infrastructure publique ne doit pas seulement être conçue pour fonctionner quand tout va bien. Elle doit être conçue et gérée pour résister aux situations prévisibles, notamment dans une zone connue pour ses ruissellements et ses risques d’inondation.

      Le plus inquiétant est peut-être ailleurs : l’État tunisien semble progressivement perdre sa capacité à anticiper.

      Routes, eau, assainissement, transports, équipements publics, services administratifs… les problèmes s’accumulent et les réponses arrivent souvent après la catastrophe, jamais avant.

      Ce n’est plus seulement une question de moyens financiers.

      C’est une question de gouvernance, de responsabilité, de contrôle et de culture de la prévention.

      Un État efficace ne se reconnaît pas à sa capacité à expliquer pourquoi une catastrophe s’est produite.

      Il se reconnaît à sa capacité à faire en sorte qu’elle ne se produise pas.

      Et c’est précisément cette capacité d’anticipation qui semble aujourd’hui faire défaut.

    3. HatemC

      Répondre
      21 septembre 2026 | 18h05

      COMMENT EXPLIQUER L’INEXPLICABLE ?

      Après l’effondrement d’une partie de la route d’Oued El Khayat à Jaafar, le ministère de l’Équipement s’explique : la cavité était liée aux travaux en cours, les fortes pluies ont emporté les terres remuées et provoqué l’affaissement.

      Très bien. Mais cette explication technique ne répond pas à la question essentielle : comment un chantier destiné précisément à protéger une population contre les eaux pluviales peut-il devenir, pendant les travaux, un facteur supplémentaire de danger pour cette même population ?

      On nous explique que l’excavation existait avant les pluies. Mais cela ne constitue pas une réponse sur la sécurité du chantier.

      Qui devait sécuriser cette excavation ?
      Qui devait vérifier la stabilité des remblais ?
      Qui devait anticiper les ruissellements provenant du djebel Jaafar ?
      Qui devait protéger provisoirement la circulation ?
      Qui devait mettre en place un dispositif d’alerte et de sécurisation avant les fortes pluies ?

      Et surtout : pourquoi attend-on qu’une route s’effondre, que la circulation soit paralysée et qu’une voiture soit emportée avec un adulte et une enfant à bord pour venir expliquer ce qui s’est passé ?

      Le véritable problème dépasse donc largement cet effondrement.

      La Tunisie semble de plus en plus fonctionner selon le même scénario : on laisse se dégrader, on intervient tard, un incident survient, puis on produit une explication administrative et technique.

    4. Roberto Di Camerino

      Répondre
      21 septembre 2026 | 16h23

      Apres les ponts, les miure et les immeubles, c’est les routes qui s’effondrent , les pays va tres bien, mais les comploteurs et les traitres sont en train de saboter le travail admirable de cette administration avec à sa tête un homme admirable qui ne sait rien faire, sauf peut-etre defendre son fauteuil et les prochaines elections.

    Répondre

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