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Jardin d’enfants fermé à Sayada : la responsable recherchée

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Par Nadya Jennene

    La vidéo a fait le tour de la toile. Elle montrait un enfant victime de violences au sein d’un jardin d’enfants à Sayada, dans le gouvernorat de Monastir. Quelques heures après sa diffusion, les autorités régionales sont intervenues pour fermer l’établissement. La déléguée régionale aux Affaires de la femme et de la famille à Monastir, Bahija Abdelkader, a apporté de nouveaux éléments sur l’affaire, jeudi 1er octobre 2026, sur les ondes de Mosaïque FM.

    Selon la responsable, l’établissement concerné était une structure illégale. La décision de fermeture a été prise dès mercredi, après la diffusion de la vidéo sur les réseaux sociaux, avec l’intervention des services concernés et des forces de sécurité.

    Elle a précisé que l’établissement avait déjà fait l’objet d’un refus d’ouverture de la part des services compétents. Sa responsable avait auparavant dirigé une garderie scolaire, mais celle-ci ne répondait pas aux conditions légales prévues par la réglementation. Une décision de fermeture immédiate avait alors été prise par l’autorité régionale.

    La responsable de la structure avait ensuite tenté d’ouvrir un nouvel établissement en 2026. Mais l’inspection compétente avait été informée de son projet et avait refusé l’ouverture de la structure.

    Selon Bahija Abdelkader, un document constatant le refus d’ouverture avait été établi dès le départ. Malgré cela, la structure a finalement ouvert ses portes et fonctionnait en dehors du cadre légal.

    La déléguée régionale a également indiqué que la femme apparaissant dans la vidéo serait la responsable elle-même. Les éléments recueillis sont actuellement entre les mains des autorités compétentes et les procédures se poursuivent.

    Après la fermeture de la structure, la responsable a été inscrite sur la liste des personnes recherchées.

    Les enfants pris en charge par les services compétents

    Les enfants présents dans la structure ont, quant à eux, été pris en charge par les services compétents. Bahija Abdelkader a indiqué que la mère s’était présentée à la délégation régionale et que ses enfants avaient été confiés à la brigade spécialisée. Le dossier a également été transmis au délégué à la protection de l’enfance.

    La déléguée régionale a profité de cette affaire pour appeler les parents à vérifier systématiquement la légalité des structures auxquelles ils confient leurs enfants.

    Elle les a notamment invités à se rapprocher des services des délégations régionales aux Affaires de la femme et de la famille, présents dans les différents gouvernorats, afin d’obtenir des informations et des conseils avant d’inscrire leurs enfants dans une crèche ou un jardin d’enfants.

    Elle a rappelé que les services chargés de l’enfance restent disponibles pour renseigner et orienter les familles dans les différentes régions.

    Des structures hors du cadre légal

    Bahija Abdelkader a également établi un lien entre cette affaire et le problème plus large des structures d’accueil fonctionnant en dehors du cadre légal. Selon elle, dans plusieurs cas de violences signalés dans des crèches et des jardins d’enfants, les établissements concernés échapperaient aux contrôles prévus par la réglementation.

    La responsable a également rejeté toute justification fondée sur l’état de santé de l’enfant. Même lorsqu’un enfant est malade ou présente un problème particulier, a-t-elle rappelé, sa prise en charge doit être assurée par des personnes qualifiées et selon des méthodes adaptées, et non par la violence.

    À ce stade, l’établissement est fermé et sa responsable fait l’objet de recherches. Les services de sécurité et les autorités chargées de la protection de l’enfance poursuivent leurs démarches afin d’établir les faits et les responsabilités.

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