La chambre correctionnelle de la neuvième chambre du tribunal de première instance de Tunis a condamné, mardi 13 octobre 2026, les militants Adel Ben Ghazi et Moudhafer Ben Amor à six mois de prison avec sursis pour leur participation à la marche organisée le 19 septembre dernier en soutien aux membres de la Flottille Soumoud détenus.
Le parquet près le tribunal de première instance de Tunis avait émis deux mandats de dépôt à l’encontre des deux militants, avant de les renvoyer, aux côtés de plusieurs autres personnes, devant la chambre correctionnelle pour être jugés dans cette affaire.
La veille, lundi 12 octobre, trois autres militants poursuivis dans le cadre de cette affaire avaient été condamnés à des peines de prison avec sursis, avant d’être libérés, selon la Commission nationale de défense des militants de la Flottille Soumoud et du droit palestinien. Kaïs Bouzouzia a écopé d’un an de prison avec sursis, tandis que Khalil Laabidi et Thouraya Chtiba ont été condamnés chacun à huit mois avec sursis.
Le 8 octobre, quatre autres militants avaient également été libérés après leur condamnation à des peines de prison avec sursis, a annoncé le comité Soumoud. Hadhemy Hammami et Mariem Halfaoui ont écopé de six mois de prison avec sursis, tandis que Marouen Bedhiafi a été condamné à sept mois avec sursis. Mounir Ayadi, également poursuivi dans cette affaire, a lui aussi été libéré.
Les poursuites concernent la participation à la marche du 19 septembre, organisée en soutien aux membres du comité de pilotage de la Flottille Soumoud détenus, dont certains observaient une grève de la faim, selon l’association « Contre la criminalisation de l’action civile ».
Plusieurs militants dénoncent ces condamnations, qu’ils considèrent comme une criminalisation du droit de manifester, de protester et d’exprimer sa solidarité. Ils réaffirment leur soutien aux personnes poursuivies dans cette affaire ainsi qu’aux militants de la Flottille Soumoud.
Dans la nuit suivant la marche, plusieurs participants avaient été arrêtés. La coordination de défense des activistes avait alors fait état d’une quinzaine d’interpellations, tandis que des avocats avaient dénoncé des difficultés d’accès aux personnes arrêtées.
R.B.H












