La présidente de l’Union nationale de la femme tunisienne (UNFT), Radhia Jerbi, a annoncé, jeudi 22 octobre 2026, la saisie des derniers biens mobiliers encore présents au siège de l’organisation, à savoir son bureau et la salle de réunion. Une mesure exécutée en application d’un jugement social rendu par le Tribunal de première instance de Gafsa il y a quatorze ans, avant même sa prise de fonction à la tête de l’Union, et portant sur des créances salariales couvrant la période allant de 1987 à 2012, selon ses déclarations publiées sur les réseaux sociaux.
Le ton adopté par Radhia Jerbi était empreint de sarcasme et d’amertume. « Et pour que cette journée soit fructueuse, nous avons reçu, une demi-heure à peine après, une convocation de l’inspection du travail pour défaut de régularité dans le paiement des cotisations sociales », a-t-elle écrit sur Facebook, laissant entendre que les difficultés de l’organisation ne semblent pas près de s’achever. Elle a ajouté, non sans une pointe d’ironie, qu’elle espérait que le lendemain sera « plus prospère ».
La présidente de l’UNFT a évoqué également des convocations liées à des réclamations salariales. Elle a indiqué que l’organisation avait reçu, vendredi dernier, une mise en garde d’une association qui aurait estimé qu’un récent séminaire comportait des insinuations à son encontre et portait atteinte à des institutions de l’État. Selon Radhia Jerbi, cela était en lien avec ses dernières déclarations sur le mariage coutumier.
Dans sa publication, la responsable a opposé cette succession de procédures aux activités que l’UNFT affirme continuer à mener. Elle a cité les travaux de rénovation de son siège, destinés à prévenir la dégradation des locaux, ainsi que les interventions dans d’autres sites de l’organisation, à La Marsa, à Tunis, à Hafsia et à Médenine, avant de prochains travaux à Siliana. Elle a mentionné également les activités de formation, la participation à des rencontres nationales et internationales et la mise en valeur d’une exploitation agricole modèle dans le cadre de programmes internationaux, qu’elle affirme avoir développés grâce aux efforts de l’organisation et à des contributions personnelles.
« En somme, nous ne sommes pas simplement en train de lutter, mais plutôt dans un combat qui n’est pas terminé », a-t-elle indiqué avant de conclure que « l’histoire écrira beaucoup, beaucoup de choses sur nous tous ».

N.J












Commentaire
HatemC
L’élection de Kais Saied en 2019 et la trajectoire politique qui a suivi découlent largement d’un vote de rejet. Épuisés par une décennie de transitions instables, de querelles partisanes et d’une dégradation continue du quotidien, de nombreux électeurs ont choisi une figure perçue comme un « sauveur hors système », au lieu d’évaluer un programme économique et social chiffré et structuré.
Ce choix repose sur l’idée trompeuse qu’une gouvernance morale ou autoritaire suffit à redresser un pays. Sans institutions solides, sans corps intermédiaires (syndicats, associations comme l’UNFT, société civile) et sans mécanismes de contrôle, le pouvoir tend naturellement à se centraliser. L’absence de programme clair laisse place à une gestion personnalisée de l’État, caractérisée par la recherche de responsables et le démantèlement du tissu associatif.
Ce type finira comme Ben Ali c’est juste une question de jours ou mois … mais il finira par partir la Tunisie elle est éternelle … le sait-il au moins et es ce qu’il a un rétroviseur ???????