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Smig et Smag en hausse : ce que prévoient les nouveaux décrets

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Par Raouf Ben Hédi

    Le salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig) connaît une nouvelle revalorisation. Les décrets publiés au Journal officiel de la République tunisienne (Jort), jeudi 30 avril 2026, fixent les nouveaux montants applicables dans les secteurs non agricoles, avec une hausse progressive étalée jusqu’en 2028.

    Au 1er janvier 2025, le Smig était fixé à 528,320 dinars brut par mois pour un régime de 48 heures (2,540 dinars de l’heure) et à 448,238 dinars pour un régime de 40 heures (2,586 dinars de l’heure).

    2026 : première hausse dès janvier

    À partir du 1er janvier 2026, le SMIG mensuel est fixé à :

    • 554,736 dinars pour un régime de 48 heures par semaine,
    • 470,251 dinars pour un régime de 40 heures.

    Pour les travailleurs payés à l’heure, le salaire minimum passe à :

    • 2,667 dinars (48h),
    • 2,713 dinars (40h).
    2027 et 2028 : une progression continue

    Le dispositif prévoit une augmentation automatique sur deux années supplémentaires.

    En 2027, le Smig atteindra :

    • 582,400 dinars (48h),
    • 493,304 dinars (40h),

    avec un taux horaire porté à :

    • 2,800 dinars (48h),
    • 2,846 dinars (40h).

    En 2028, il sera relevé à :

    • 611,520 dinars (48h),
    • 517,571 dinars (40h),

    et à l’heure :

    • 2,940 dinars (48h),
    • 2,986 dinars (40h).
    Un plancher salarial encadré

    Les textes précisent que ces montants concernent les travailleurs âgés de plus de 18 ans dans les secteurs non agricoles régis par le Code du travail. Ils fixent un minimum légal en dessous duquel aucun salaire ne peut être versé.

    Le décret introduit également une règle de plafonnement : pour certaines catégories, le Smig ne peut dépasser 85% du salaire moyen dans le secteur concerné, afin de maintenir un équilibre dans les grilles salariales.

    Entre affichage social et réalité économique

    Avec cette revalorisation étalée sur trois ans, les autorités optent pour une approche progressive, censée limiter l’impact immédiat sur les finances des entreprises tout en envoyant un signal social.

    Reste à savoir si ces ajustements suffiront à compenser l’érosion du pouvoir d’achat, dans un contexte où la hausse des prix continue de peser lourdement sur les revenus les plus modestes.

    Agricole : revalorisation du Smag

    Un autre décret fixe la revalorisation du salaire minimum agricole garanti (Smag) pour les travailleurs âgés de 18 ans et plus.

    Le salaire journalier passe à 21,336 dinars à partir du 1er janvier 2026, puis à 22,400 dinars en 2027 et à 23,520 dinars en 2028.

    Le texte prévoit également l’octroi d’une prime technique pour les ouvriers agricoles qualifiés, comprise entre 1,138 dinar et 1,255 dinar par jour, selon les années.

    Cette mesure vise à aligner progressivement les revenus dans le secteur agricole, souvent caractérisé par une forte précarité, avec les évolutions enregistrées dans les autres secteurs.

    R.B.H

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    Commentaire

    1. Tunisino

      Répondre
      30 avril 2026 | 18h30

      Les décisions anarchiques ne mènent qu’à plus d’anarchie. Les littéraires et les illettrés détestent les calculs, par médiocrité ou par opportunisme, pourtant les calculs sont nécessaires pour tout progrès durable. Ils sont trop limités et égoïstes pour envisager l’analyse des expériences principales de développement durable afin de trouver des solutions pour que la Tunisie devient durablement un pays avancé dans quelques dizaines d’années. Ils sont trop aventuriers et suicidaires pour analyser les expériences de l’après 1956, identifier les succès, les échecs, et les erreurs de leurs prédécesseurs pour en apprendre. Ils sont trop irresponsables ou borgnes pour se projeter dans le futur, comment la Tunisie sera laissée au pouvoir suivant après leur disparition par l’incapacité ou la mort. Les mots clés de l’échec de la Tunisie à devenir un pays digne des tunisiens sont l’incompétence et l’égoïsme de son élite, qui est formée par des littéraires comme pour l’école francophone en plus des illettrés comme pour l’école tunisienne (qui peuvent être hautement diplômés mais avec un savoir réfléchir nul, ou un égoïsme excessif).

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