Deux jours après son arrivée à la tête de la sélection tunisienne, Hervé Renard est entré dans le vif du sujet.
Dans une vidéo publiée mercredi 17 juin 2026 par la Fédération tunisienne de football (FTF), le technicien français apparaît pour la première fois en train de s’adresser aux joueurs. Face à un groupe encore marqué par la lourde défaite concédée contre la Suède (5-1) lors de son entrée en lice au Mondial, le nouveau sélectionneur a choisi un discours direct, axé sur la responsabilité, la force mentale et la nécessité de rebondir.
« Dans le football, on n’a pas de temps à perdre »
Dès les premières minutes, Hervé Renard donne le ton. Il reconnaît que la claque reçue face aux Suédois a laissé des traces, autant physiquement que psychologiquement, mais refuse de s’y attarder.
« Dans le football, on n’a pas de temps à perdre », lance-t-il à ses joueurs, les appelant à se remobiliser sans attendre.
Selon lui, le critère essentiel pour le prochain match ne sera pas uniquement le niveau technique, mais la capacité de chacun à relever la tête. « Les plus forts seront ceux qui seront les plus forts mentalement », insiste-t-il.
Le score ne dit pas tout
Le nouveau sélectionneur explique avoir revu la rencontre contre la Suède avant de rejoindre le groupe. À ses yeux, si le résultat est sévère, il ne reflète pas totalement le contenu du match.
Il rappelle que la Tunisie s’est procuré plusieurs occasions alors qu’elle n’était menée que 1-0, avant que les erreurs ne s’enchaînent et ne fassent basculer définitivement la rencontre.
Pour Hervé Renard, cette équipe vaut mieux que ce qu’elle a montré. Il souligne notamment que les Aigles de Carthage avaient réalisé des éliminatoires solides, sans encaisser le moindre but, preuve que le problème n’est pas lié au potentiel du groupe mais à son état d’esprit du moment.
Le Japon, et rien d’autre
Le Français refuse également toute projection sur la suite de la compétition.
Le seul objectif, martèle-t-il, est le prochain rendez-vous face au Japon. Les calculs et les scénarios de qualification viendront ensuite.
Il rappelle qu’une Coupe du monde peut rapidement basculer et que de nombreux retournements de situation ont déjà marqué l’histoire de la compétition. Mais, prévient-il, cela ne se produit qu’à condition d’afficher une volonté sans faille.
« C’est le maillot, les gars »
Dans la dernière partie de son intervention, Hervé Renard fait appel à la fierté nationale.
Il évoque les supporters ayant fait le déplacement pour soutenir la Tunisie et rappelle aux joueurs la responsabilité qu’implique le maillot national.
Le sélectionneur n’élude pas non plus la colère des Tunisiens après la débâcle contre la Suède. Il estime cette réaction légitime et appelle son groupe à l’affronter avec caractère plutôt qu’à la subir.
Son message se conclut sur un mot d’ordre : rester unis et remettre les pendules à l’heure dès le prochain match.
Une mission à haut risque
Nommé mardi 16 juin par la FTF jusqu’à la fin de la Coupe du monde 2026, Hervé Renard a succédé à Sabri Lamouchi, remercié au lendemain de la lourde défaite contre la Suède.
Le technicien français, double vainqueur de la Coupe d’Afrique des nations avec la Zambie puis la Côte d’Ivoire, hérite d’une mission particulièrement délicate. Lanterne rouge du groupe F, la Tunisie n’a désormais plus le droit à l’erreur si elle veut conserver une chance de se qualifier pour les huitièmes de finale.
Son premier rendez-vous sur le banc des Aigles de Carthage face au Japon dira rapidement si ce premier discours aura trouvé un écho auprès de son groupe.
M.B.Z














