Heure de Tunis :
Plus de prévisions: Meteo 25 jours Paris
Light
Dark

Le ministre de l’Économie mise sur une croissance au-delà de 4%

Article réservé aux abonnés

Par Nadya Jennene

    Dans un contexte économique encore marqué par des tensions sur les prix et une inflation persistante qui continue de peser sur le pouvoir d’achat, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a cherché à projeter une perspective plus expansive de la trajectoire économique nationale, misant sur un potentiel de croissance jugé supérieur aux estimations actuelles.

    S’exprimant mardi 30 juin 2026 au micro de Diwan FM, en marge de son audition devant l’Assemblée des représentants du peuple consacrée aux grandes orientations du plan de développement 2026-2030, le ministre a estimé que l’économie tunisienne dispose de « marges réelles de rebond », susceptibles de porter la croissance au-delà de la fourchette de 4% à 5% si les conditions de financement et d’investissement continuent de s’améliorer.

    Une déclaration qui intervient alors que l’environnement macroéconomique reste contraint, notamment par une inflation encore sensible, qui continue d’alimenter une pression sur les ménages comme sur les coûts de production. Dans ce cadre, l’enjeu du prochain plan quinquennal apparaît double : relancer la dynamique de croissance tout en préservant des équilibres macroéconomiques encore fragiles.

    Le ministre a, dans ce sens, mis en avant un signal qu’il juge encourageant : le retour progressif de la confiance des partenaires financiers internationaux. Selon lui, cette évolution constitue un élément central pour desserrer la contrainte de financement qui pèse sur l’économie tunisienne et permettre la réalisation des projets structurants programmés dans le cadre du plan 2026-2030.

    Cette amélioration du climat de confiance, encore jugée fragile mais en consolidation, pourrait faciliter la mobilisation des ressources extérieures, qu’il s’agisse de financements multilatéraux, de partenariats bilatéraux ou d’investissements directs étrangers. Autant de leviers considérés comme essentiels pour soutenir un cycle d’investissement plus soutenu et répondre aux besoins en infrastructures et en développement régional.

    Sur le plan des objectifs, le projet de plan de développement 2026-2030 s’articule autour d’une croissance moyenne de 4,2%. Il vise également une réduction du taux de chômage à un niveau inférieur à 15%, tout en cherchant à contenir l’inflation autour de 4,8%, dans un contexte où la stabilité des prix demeure un enjeu économique et social majeur.

    Cette combinaison d’objectifs traduit une volonté de rééquilibrage : accélérer la création de richesse tout en évitant une dégradation des grands équilibres, notamment en matière de prix et de déficit de l’emploi. Mais dans les faits, la trajectoire dépendra fortement de la capacité à activer les investissements et à restaurer la confiance des acteurs économiques, dans un environnement international encore incertain.

    Pour le ministre, une montée en régime de la croissance aurait un effet d’entraînement direct sur les finances publiques, en élargissant la base des recettes de l’État et en offrant des marges de manœuvre plus importantes pour financer les politiques publiques et les projets d’investissement.

    N.J

    Subscribe to Our Newsletter

    Keep in touch with our news & offers

    Contenus Sponsorisés

    Répondre

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *