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Mandat de dépôt contre Seifeddine Arfaoui

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Par Raouf Ben Hédi

    Le dossier Seifeddine Arfaoui prend une nouvelle tournure. Le mouvement Nafas a annoncé, lundi 24 août 2026, l’émission d’un mandat de dépôt à l’encontre de son militant, arrêté quelques jours plus tôt au lendemain de la manifestation organisée par le mouvement.

    Selon Nafas, le ministère public près le Tribunal de première instance de Tunis a décidé de placer Seifeddine Arfaoui en détention et de le renvoyer devant la justice. Une audience a été fixée au 27 août 2026.

    Le militant est poursuivi sur la base de l’article 86 du Code des télécommunications, pour « atteinte à autrui à travers les réseaux publics de télécommunications », indique le mouvement.

    De la manifestation à la prison

    L’affaire avait commencé à faire parler d’elle vendredi 21 août, lorsque l’information de l’arrestation de Seifeddine Arfaoui avait commencé à circuler sur les réseaux sociaux. Plusieurs internautes s’interrogeaient alors sur la véracité de l’information.

    La veille, le jeune activiste avait participé à la manifestation organisée par Nafas le 20 août. Il avait notamment été vu avec un mégaphone, scandant des slogans et appelant les participants à se mobiliser.

    Nafas avait finalement confirmé son arrestation dans la soirée du 21 août. Selon le mouvement, des agents s’étaient rendus à son domicile avant de le conduire à la brigade d’El Gorjani, où il avait été interrogé. Le ministère public avait ensuite ordonné son placement en garde à vue pour 48 heures.

    Quelques jours plus tard, la procédure franchit donc une nouvelle étape avec son placement en détention.

    Une publication Facebook au cœur de la procédure

    Selon les éléments communiqués précédemment par Nafas, la procédure fait suite à une publication diffusée sur la page Facebook personnelle de Seifeddine Arfaoui, dans laquelle il reprenait notamment des slogans scandés lors de la manifestation du 20 août.

    L’activiste avait également été particulièrement visible lors de cette mobilisation de l’opposition, organisée par Nafas dans le cadre de ses appels à la participation citoyenne et à la protestation pacifique.

    Dans une réaction publiée samedi 22 août, l’ancien ministre et avocat Mohamed Abbou avait contesté la lecture juridique de l’affaire. Il avait notamment estimé que les propos tenus par Seifeddine Arfaoui devant une caméra dans la rue ne pouvaient pas être automatiquement assimilés à une atteinte commise « via les réseaux sociaux ».

    Mohamed Abbou avait également appelé le ministère public à ne pas s’engager dans ce qu’il qualifiait de « détention illégale », tout en soulevant plusieurs interrogations sur la qualification pénale retenue et sur le fonctionnement de la justice.

    Nafas dénonce une « escalade dangereuse »

    Dans son nouveau communiqué, Nafas dénonce une poursuite de « restriction de la liberté d’expression » et de « harcèlement » visant les militants politiques.

    Le mouvement estime que la décision de placer Seifeddine Arfaoui en détention constitue une « escalade dangereuse » dans ce qu’il décrit comme une politique de restriction des libertés.

    Pour Nafas, le dossier ne serait pas dissociable des prises de position du militant et de sa participation à une mobilisation civile pacifique.

    Le mouvement affirme que « la liberté d’expression n’est pas un privilège accordé par le pouvoir » et que « la protestation pacifique n’est pas un crime ». Il dénonce également l’utilisation des textes de loi comme des instruments permettant de poursuivre des militants en raison de leurs positions politiques ou civiles.

    Nafas réclame ainsi la libération immédiate de Seifeddine Arfaoui, l’abandon des poursuites engagées contre lui et la fin des procédures visant des militants en raison de leurs opinions et de leurs prises de position.

    Une première audience est donc fixée au 27 août. D’ici là, Seifeddine Arfaoui restera en détention dans le cadre de la procédure engagée sur la base de l’article 86 du Code des télécommunications.

    Nafas conclut son communiqué par un slogan devenu central dans sa mobilisation : « Liberté pour Seifeddine Arfaoui. Liberté pour tous les prisonniers d’opinion. »

    R.B.H

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    Commentaire

    1. Seyeb Arfoui el bara...

      Répondre
      24 août 2026 | 19h16

      Ou hezou al KhardouK ouKhouh lel Manouba !  »

      DE ARFAOUI À MALHLOUFI, DE CHEBBI À GHANNOUCHI, DE BEN SEDDRINE À MOUSSI ET LES CENTAINES DE DETENU.E.S POLITIQUES COMME D OPINIONS : LIBERTE DIGNITE DE TRAITEMENT ET SOLIDARITE SANS E.KS.CEPTIONS NI KONTORSIONS NI QÔMPROMISSIONS !

    Répondre

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