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Marche de soutien à la Flottille Soumoud : le Front de salut dénonce les arrestations

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Par Sarra Hlaoui

    Le Front de salut national a dénoncé, lundi 21 septembre 2026, « une campagne d’arrestations » visant plusieurs participants à la marche nationale organisée samedi 19 septembre à Tunis, en soutien aux détenus de la Flottille Soumoud en grève de la faim.

    Treize personnes interpellées dans la nuit de dimanche à lundi 21 septembre, à la suite de la mobilisation réclamant la libération des détenus de la Flottille Soumoud, ont été placées en garde à vue. Parmi elles figure un mineur, selon la Coordination de défense des activistes de la Flottille Soumoud.

    Le Front de salut dénonce une « campagne d’arrestations »

    La formation politique considère ces arrestations comme une nouvelle restriction des libertés publiques et dénonce ce qu’elle qualifie de « politique d’intimidation » visant les citoyens engagés dans les affaires publiques.

    Elle estime que les autorités auraient dû répondre aux revendications exprimées lors de la marche plutôt que procéder à des arrestations et engager des poursuites judiciaires.

    Le Front de salut établit également un parallèle avec la vague d’arrestations politiques de février 2023 et affirme que les procédures judiciaires et les droits de la défense feraient aujourd’hui l’objet, selon lui, de violations répétées.

    Inquiétudes autour des grèves de la faim

    Les quatre membres de la coordination tunisienne de la Flottille Soumoud sont incarcérés depuis le 6 mars 2026. Leur détention provisoire a récemment été prolongée de quatre mois dans le cadre d’une enquête judiciaire portant notamment sur des infractions financières présumées liées à l’organisation de la flottille.

    Selon la coordination de défense, Wael Naouar en est, lundi, à son 37e jour de grève de la faim. Nabil Chennoufi, Ghassen Henchiri et Ghassen Boughdiri en sont à leur douzième jour. L’avocat et militant Ayachi Hammami poursuit également une grève de la faim : il en est à son quatrième jour, en solidarité avec Wael Naouar et les autres détenus.

    Le Front de salut affirme que l’état de santé des grévistes suscite des inquiétudes et appelle à leur libération.

    Le Front de salut réclame la libération des personnes arrêtées

    Le Front de salut tient les autorités politiques pour responsables de la sécurité des personnes interpellées et demande que leurs droits soient respectés.

    Il réclame leur libération immédiate et appelle les autorités à mettre fin, selon ses termes, à l’utilisation des appareils sécuritaires et judiciaires pour dissuader les citoyens d’exercer leurs droits à l’expression et à la manifestation.

    La formation appelle également les organisations politiques, civiles, syndicales et de défense des droits humains à se mobiliser en faveur de la liberté de manifestation et d’expression.

    Le communiqué se conclut par un appel à la libération des détenus de la Flottille Soumoud ainsi que des personnes arrêtées dans le cadre de la marche de solidarité.

    Les réactions se multiplient

    Le Front de salut n’est pas la seule formation à avoir réagi aux arrestations. Dans un communiqué publié lundi 21 septembre, l’Union générale tunisienne des étudiants (UGET) affirme que le nombre de personnes interpellées à la suite de la marche dépasse 15, citant notamment deux anciens dirigeants de l’organisation, Rachid Othmani et Kais Bouzouzia. L’UGET a réclamé la libération immédiate de l’ensemble des personnes arrêtées et appelé au respect du droit de manifester, de s’exprimer et de s’organiser.

    L’Union des jeunes communistes tunisiens a, elle aussi, fait état de 15 arrestations liées à la mobilisation du 19 septembre et demandé la libération des personnes interpellées, tout en appelant à la poursuite des mobilisations pacifiques en faveur des libertés publiques.

    De son côté, le Mouvement Echaâb a dénoncé les arrestations de militants et d’organisateurs de la marche, réclamant également leur libération ainsi que celle des détenus de la Flottille Soumoud.

    Le Parti des travailleurs a également réagi. Il a dénoncé les arrestations de participants à la marche, estimant qu’elles portent atteinte au droit à la manifestation et à la liberté d’expression. Le parti a réclamé la libération de l’ensemble des personnes arrêtées et l’arrêt des poursuites engagées à leur encontre.

    S.H

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