Le journaliste Mourad Zeghidi a appris depuis sa cellule la confirmation, en appel, de la peine de trois ans et demi de prison prononcée à son encontre. Une décision particulièrement lourde, qui signifie pour lui encore plus de deux années à passer derrière les barreaux.
Malgré le choc, Mourad Zeghidi a tenu à adresser, par l’intermédiaire de son avocat, un message empreint d’émotion à ses filles, sa sœur et sa fiancée. « Vous dire que je n’ai pas pris un KO en pleine gueule lorsque j’ai appris la nouvelle serait vous mentir… Mais je reste debout », écrit-il.
Dans ce message, le journaliste évoque la douleur de l’épreuve, mais aussi la force que lui apportent les soutiens reçus depuis son incarcération. « Le soutien qui arrive jusqu’à ma cellule me touche beaucoup et me donne de la fierté et du courage. Je sais que je ne suis pas seul », confie-t-il.
Mourad Zeghidi rend également hommage à ses proches, qu’il considère comme sa principale source de résistance face à l’épreuve carcérale. « Si j’ai tenu jusque-là, c’est grâce à votre amour sans fin, votre persévérance, votre courage et vos attentions », écrit-il encore.
Déterminé à poursuivre son combat, il affirme vouloir « défendre son intégrité » et continuer à se battre contre ce qu’il qualifie de « décisions judiciaires scandaleuses ». Malgré la longueur de la peine qui l’attend, le journaliste conclut son message sur une note de dignité et de résilience : « La distance entre les yeux et le ciel est la même pour l’homme libre que pour le prisonnier. »
Le 12 mai, la chambre criminelle près la cour d’appel de Tunis a confirmé le jugement de première instance, prononcé le 22 janvier, à l’encontre de Borhen Bssais et Mourad Zeghidi. Les deux journalistes avaient été condamnés à trois ans et six mois de prison dans une affaire liée à des accusations de « blanchiment d’argent et infractions fiscales ».
S.H











