Meriem Zeghidi et Ines Zeghidi, respectivement sœur et fille du journaliste Mourad Zeghidi, ont décidé de mettre fin à leur grève de la faim, entamée pour dénoncer la poursuite de son incarcération ainsi que les lourdes répercussions humaines et psychologiques de cette situation sur sa famille.
Amnesty International Tunisie a indiqué, ce lundi 15 juin, avoir accueilli cette décision avec soulagement. Dans un communiqué publié à l’issue de son assemblée générale tenue le 13 juin, l’organisation a également réaffirmé son soutien au journaliste et appelé les autorités tunisiennes à garantir ses droits fondamentaux.
Les membres d’Amnesty International Tunisie, réunis lors de leur assemblée générale, ont exprimé leur solidarité pleine et entière avec Meriem Zeghidi, Ines Zeghidi, Yasmine Zeghidi, ainsi qu’avec Mourad Zeghidi et l’ensemble de sa famille.
L’organisation affirme rester mobilisée à leurs côtés et leur apporter un soutien continu face aux difficultés engendrées par la détention du journaliste.
Dans son communiqué, Amnesty International Tunisie rappelle que l’emprisonnement de journalistes en raison de leur travail ou de l’exercice pacifique de leur droit à la liberté d’expression constitue, selon elle, « une grave violation des droits humains ».
L’organisation considère également que de telles poursuites envoient un signal d’intimidation à l’encontre des journalistes indépendants et des voix critiques.
Appel à protéger Mourad Zeghidi
Amnesty International Tunisie renouvelle son appel aux autorités tunisiennes afin qu’elles garantissent la sécurité physique et psychologique de Mourad Zeghidi, soulignant les risques liés à la grève de la faim qu’il poursuit en détention.
L’organisation demande également qu’il soit mis fin aux poursuites engagées contre les journalistes, les militants et les défenseurs des droits humains lorsque celles-ci sont fondées sur leurs opinions, leurs prises de position ou l’exercice de leur activité professionnelle.
Une grève de la faim entamée contre l’acharnement judiciaire
Le 4 juin 2026, la famille de Mourad Zeghidi avait annoncé que le journaliste avait décidé d’entamer une grève de la faim pour protester contre « l’injustice » dont il est victime et l’« acharnement judiciaire » dont il fait l’objet depuis plus de deux ans.
Ses proches expliquaient que cette décision était le résultat d’une situation devenue « intenable » après de longues procédures judiciaires. Ils avaient également exprimé leur vive inquiétude quant aux conséquences de cette grève sur son état de santé et appelé les défenseurs des droits humains, les journalistes, les organisations de la société civile et les citoyens à lui témoigner leur solidarité.
Cette mobilisation intervient dans un contexte judiciaire particulièrement lourd pour le journaliste. Le 12 mai 2026, la chambre criminelle près la cour d’appel de Tunis a confirmé une peine de trois ans et six mois de prison prononcée à son encontre, ainsi qu’à l’encontre de son confrère Borhen Bssais.
Les deux journalistes avaient déjà été condamnés à huit mois de prison dans une autre affaire fondée sur le décret-loi 54. Selon leur avocat, Me Ghazi Mrabet, les condamnations sont désormais définitives, portant la peine totale à quatre ans et deux mois de prison. Leur libération n’est ainsi pas attendue avant la fin du mois de juin 2028.
S.H














3 commentaires
Momouche MabrouKa
LIBERTE DIGNITE DE TRAITEMENT ET SOLIDARITE AUX CENTAINES DE DETENU.E.S POLITIQUES COMME D OPINIONS SANS E.KS.CEPTIONS NI ABOIEMENTS DE MABROUKA NI JAPPEMENTS MOMOCHES DE KANICHE EN FOND DE CHENIL GARDIEN KANIN.
Momouche MabrouKa
Aboiement de MabrouKa.
Allez, retour au chenil Kanin gardien et Koukouche panier.
https://m.youtube.com/watch?v=BBDJGpBw4Ak&pp=ygUkbWFicm91ayAzMCBtaWxsaW9ucyBkJ2FtaXMgZ2VuZXJpcXVl
Mohamed Mabrouk
Larmes de crocodile