Le journaliste et prisonnier d’opinion Mourad Zeghidi a annoncé, mardi 16 juin 2026, la suspension de la grève de la faim qu’il observait depuis le 4 juin. Cette décision intervient après onze jours de mouvement et fait suite aux nombreux appels lancés par des personnalités nationales, des organisations ainsi que des associations de la société civile en Tunisie et à l’étranger.
Dans un communiqué publié sur les réseaux, Mourad Zeghidi explique avoir répondu aux marques de solidarité exprimées à son égard et aux inquiétudes formulées concernant son état de santé et son intégrité physique.
Remerciements aux soutiens en Tunisie et à l’étranger
Le journaliste a adressé ses remerciements à l’ensemble des personnes, collectifs, organisations et institutions qui lui ont apporté leur soutien durant cette période. Il a également salué celles et ceux qui ont relayé sa voix, contribué à médiatiser sa situation et défendu, selon ses termes, son droit à la liberté et à la justice.
Mourad Zeghidi a aussi rendu hommage aux « voix libres et courageuses » qui continuent à se mobiliser pour dénoncer ce qu’il considère comme une injustice liée à son arrestation et à son incarcération, intervenues le 11 mai 2024. Il a également réaffirmé son attachement à la défense de la liberté de la presse, de la liberté d’expression et de l’indépendance des médias en Tunisie.
Une suspension, mais pas un abandon du combat
Dans son communiqué, le journaliste insiste sur le fait que l’arrêt de sa grève de la faim ne constitue ni un renoncement à sa revendication de liberté ni un abandon de son combat contre ce qu’il qualifie d’injustice.
Il affirme demeurer attaché à son droit à la liberté et à la dignité, tout en se disant convaincu que « la vérité et la justice finiront par triompher ».
Une mobilisation croissante autour de son cas
Ces derniers jours, plusieurs organisations, personnalités publiques, journalistes et défenseurs des droits humains avaient exprimé leur inquiétude face à la dégradation potentielle de l’état de santé de Mourad Zeghidi et appelé à mettre fin à sa grève de la faim.
Arrêté en mai 2024, le journaliste est devenu l’une des figures les plus citées par les organisations de défense des droits et des libertés lorsqu’elles évoquent la situation de la liberté de la presse et de l’expression en Tunisie.
M.B.Z












