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Les nouveaux membres de la Commission de réconciliation pénale prêtent serment à Carthage 

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Par Nadya Jennene

    Le président de la République, Kaïs Saïed, a procédé, vendredi 26 juin 2026, au palais de Carthage, à la nomination des membres de la Commission nationale de réconciliation pénale, selon un communiqué de la présidence de la République.

    Ali Abbess, président de la Commission — récemment nommé — ainsi que ses membres ont prêté serment devant le chef de l’État, conformément aux dispositions du décret-loi ayant institué cette instance en 2022.

    La Commission nationale de réconciliation pénale est composée des membres suivants :

    • Ali Abbess, président de la Commission nationale de réconciliation pénale
    • Faten Jouini, juge administratif, première vice-présidente ;
    • Wafaa Ben Abdessamad, juge financier, deuxième vice-présidente ;
    • Najlaa Safi, représentante du Haut comité de contrôle administratif et financier ;
    • Moez Dridi, représentant de l’Instance générale de contrôle des finances au ministère des Finances ;
    • Sahbi Zarrouki, représentant du ministère des Domaines de l’État et des Affaires foncières ;
    • Firas Boujelben, représentant de la Commission tunisienne des analyses financières (Ctaf) auprès de la Banque centrale de Tunisie (BCT) ;
    • Najiba Zanetti, représentante du Contentieux de l’État ;
    • Ahlem Akremi, rapporteure de la Commission.

    À cette occasion, le chef de l’État a réaffirmé que « la reddition des comptes constitue une revendication légitime du peuple tunisien » et qu’il « n’est pas question de renoncer à un seul millime appartenant au peuple ». Il a estimé que la recomposition de la commission représenterait « une nouvelle occasion » de relancer le processus de réconciliation pénale, dont les travaux avaient, selon lui, été entravés.

    Le président de la République a également lancé un nouvel appel aux personnes concernées par des affaires de corruption financière, qu’elles se trouvent en Tunisie ou à l’étranger. Selon lui, celles-ci disposent d’une nouvelle opportunité pour « s’engager sincèrement » dans une démarche de conciliation. Les personnes détenues pourraient ainsi recouvrer la liberté, tandis que celles résidant à l’étranger seraient en mesure de regagner le territoire national une fois un accord conclu.

    Kaïs Saïed a insisté sur le fait que cette démarche devait s’effectuer loin de « toute surenchère, manipulation ou prolongation des délais ». Il a également affirmé que « le sang des martyrs et des blessés ne sera pas versé en vain » et que les revendications légitimes du peuple seraient satisfaites, rappelant que « nul n’est au-dessus de la loi » et que tous les citoyens sont égaux devant ses dispositions.

    Plus tôt le 10 juin 2026 lors de sa première rencontre avec Ali Abbess après sa nomination à la tête de la Commission, le chef de l’État avait insisté sur le fait que cette démarche ne visait pas à régler des comptes. « Nous voulons un réexamen fondé sur la restitution au peuple de chaque millime qui lui a été volé », avait-il déclaré, estimant que les personnes concernées disposaient désormais d’une occasion de « tourner définitivement cette page ». 

    Il avait également averti qu’il n’y avait plus de place pour les marchandages et que les accords de conciliation devaient être conclus dans les meilleurs délais, à l’abri de toute forme de pression ou de chantage.

    N.J

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    4 commentaires

    1. Mohamed Mabrouk

      Répondre
      27 juin 2026 | 21h01

      Comment distinguer entre voler l’etat et faire une affaire avec l’etat? Exemple: achat d’une entreprise etatique suivi de gros profits.
      Quand peut-on conclure que ces profits auraient dus etre empochés par l’etat s’il n’avait pas vendu? Et peut-on conclure que, par consequent, l’acheteur a volé l’etat?
      Si c’est une affaire entre deux personnes, il n’y a pas vol sil il y a consentement du vendeur pour vendre son entreprise. S’il se trouve qu’apres la vente l’entreprise fait de gros profits, le vendeur ne peut pas crier au vol. Les gros profits peuvent etre le fruit du travail de l’acheteur, ou juste de sa bonne fortune.
      Si le vendeur est l’etat, la meme logique devrait s’appliquer, en respectant le principe de continuité de l’etat si le gouvernement change. C’est a dire qu’il n’est pas bon pour la credibilité de l’etat que celui-ci renie ses engagements des que le gouvernement change, meme si les nouveaux gouvernants n’aiment pas les anciens.
      Les gouvernants font subir un important prejudice a l’etat, en terme de capacité future à gouverner et à réaliser des projets utiles au peuple, s’ils portent atteinte a sa credibilté. On peut chiffrer ce prejudice par la cherté des biens de consommation courante, rendus plus chers en raison du deficit de credibilité bridant l’investissement productif

    2. Roberto Di Camerino

      Répondre
      27 juin 2026 | 18h44

      Une reconciliation a l’iranienne, oui on se reconcilie mais moi , je ne cede rien, toujours au nom du Peuple Tunisien, autrement dit le verdict est deja en place, vous donnez ce que je veux , c’est moi qui dicte les conditions.
      Ce n’est vraiement pas donnant donnant. C’est l’execution d’un jugement prealable.

    3. Le nouveau paquet KleeneKS à grosse Qômmission de réconciliation rapinale bananière mafiosiK prête sellementerie au cas K. mollahrdeux

      Répondre
      27 juin 2026 | 17h22

      Ô peuple tunisien…

      « Yabta chweya » tes 33 milliards d’euros truandés par la caste pillarde à 7 familles Zaba zinzinzolines.

      Reddition authentique, dans le cadre democratique révolutionnaire rétabli, de TOUS les comptes sans pardon ni clémence par les régimes pillards passés Qômme aKtuel !

    4. Hannibal

      Répondre
      27 juin 2026 | 10h35

      Blablater et faire croire qu’on bosse et qu’on agit pour le peuple c’est du vol aussi.

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