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PLF 2027 : le ministère des Finances a refusé de réceptionner les propositions de l’UGTT

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Par Imen Nouira

    Le bras de fer entre le gouvernement et l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) semble loin de s’apaiser. Quelques semaines après l’envoi par le ministère des Finances d’un courrier invitant la centrale syndicale à contribuer à la préparation du projet de Loi de finances 2027, une initiative qui pouvait laisser entrevoir une reprise, même timide, des échanges, l’UGTT affirme aujourd’hui que le bureau d’ordre du ministère a refusé de réceptionner le document contenant ses propositions. Pour la centrale syndicale, ce nouvel épisode confirme la rupture du dialogue avec les autorités et intervient alors que l’organisation maintient la perspective d’une grève générale.

    L’UGTT dénonce le refus de réceptionner ses propositions pour la Loi de finances

    Intervenant samedi 4 juillet 2026 lors de la réunion de l’instance administrative régionale de l’Union régionale du travail de Kébili, le secrétaire général adjoint de l’UGTT chargé des affaires administratives et des services, Wajih Zidi, a indiqué que la centrale syndicale avait transmis au ministère des Finances un document regroupant ses propositions relatives au projet de Loi de finances 2027 (PLF 2027).

    Selon une déclaration rapportée par le bulletin d’information de 17 heures de Mosaïque FM, le responsable syndical a affirmé que le bureau d’ordre du ministère avait refusé de réceptionner ce document.

    « L’Union générale tunisienne du travail a présenté des propositions concernant le projet de Loi de finances 2027, mais ce document a été refusé par le bureau d’ordre du ministère des Finances, ce qui signifie que les autorités refusent le dialogue », a-t-il déclaré.

    Cette déclaration intervient plusieurs semaines après que le ministère des Finances eut adressé un courrier à l’UGTT dans le cadre de la préparation de la Loi de finances 2027, invitant la centrale syndicale à présenter sa contribution. À l’époque, le secrétaire général de l’UGTT, Slaheddine Selmi, s’était montré prudent, estimant que cette initiative ne devait pas être interprétée comme un véritable retour du dialogue social, même s’il y voyait un pas positif sur lequel il convenait de construire.

    L’UGTT avait ensuite élaboré un document détaillé, transmis au ministère des Finances. Business News en avait révélé le contenu. La centrale syndicale y proposait notamment une refonte du barème de l’impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP), un relèvement de la tranche exonérée d’impôt, un renforcement de l’investissement public, une nouvelle approche du redressement des entreprises publiques, un rééquilibrage de la politique d’endettement ainsi qu’une relance du dialogue social autour de la préparation du budget de l’État.

    Une grève générale toujours envisagée

    Au cours de la même intervention, Wajih Zidi est également revenu sur l’état des relations entre l’UGTT et les autorités.

    Il a estimé que « la fermeture de la porte du dialogue social et des négociations avec les autorités » avait conduit les structures nationales de l’organisation à adopter le principe d’une grève générale.

    Selon le responsable syndical, ce principe a été arrêté lors du congrès national de l’UGTT. Il a précisé que la date de cette grève sera fixée ultérieurement par le bureau exécutif national et l’instance administrative nationale.

    Pour Wajih Zidi, le refus allégué de réceptionner les propositions de l’UGTT sur le projet de Loi de finances 2027 constitue une nouvelle illustration de l’absence de dialogue entre les autorités et la centrale syndicale.

    Cet épisode illustre, en tout cas, la persistance des tensions entre les autorités et la principale organisation syndicale du pays. Alors que la préparation de la Loi de finances 2027 entre progressivement dans une phase plus concrète, le dialogue social apparaît plus que jamais dans l’impasse. Une situation qui pourrait compliquer davantage les discussions autour d’un budget appelé à arbitrer entre les impératifs de redressement des finances publiques, le soutien au pouvoir d’achat et les attentes des partenaires sociaux.

    I.N.

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