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Hamdi Hached : les températures baisseront progressivement à partir de mercredi soir

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Par Imen Nouira

    Après près de deux semaines de chaleur exceptionnelle, la Tunisie devrait amorcer, dès ce mercredi soir, un retour progressif vers des températures plus proches des normales saisonnières. Pour l’ingénieur en halieutique et spécialiste des questions climatiques Hamdi Hached, cet épisode restera exceptionnel par sa durée. Selon lui, il s’inscrit également dans un contexte climatique inédit à l’échelle mondiale.

    Intervenant mercredi 22 juillet 2026 au micro de Hatem Ben Amara dans l’émission Sbeh El Ward sur Jawhara FM, Hamdi Hached a estimé que la période la plus intense de cette vague de chaleur touchait à sa fin, tout en appelant à rester prudent face à un été qui n’est pas encore terminé.

    Un retour progressif vers des températures de saison

    Selon le spécialiste, les températures devraient commencer à diminuer dès la soirée de ce mercredi avant de retrouver progressivement des niveaux correspondant à un été habituel en Tunisie.

    « À partir de ce soir, les températures commenceront à diminuer progressivement. Nous allons enfin sortir de cette période exceptionnellement chaude que nous avons connue durant près de deux semaines », a-t-il indiqué.

    Cette amélioration devrait, selon lui, se confirmer au cours des deux prochaines semaines.

    « Les températures reviendront progressivement vers les normales de saison. Nous sortirons des 48 et 49 degrés Celsius pour retrouver des valeurs correspondant à un été tunisien habituel, bien plus supportables », a-t-il expliqué.

    Revenant sur les records observés ces derniers jours, Hamdi Hached a notamment cité Kairouan, affirmant que la ville avait atteint 49,7 degrés Celsius vendredi dernier et qu’elle figurait alors au deuxième rang mondial des températures les plus élevées enregistrées ce jour-là.

    Interrogé sur le risque de voir une nouvelle vague de chaleur frapper la Tunisie avant la fin de l’été, le spécialiste n’écarte pas cette possibilité, tout en estimant qu’elle ne devrait pas présenter les mêmes caractéristiques.

    « Une autre vague de chaleur reste possible, mais elle ne sera probablement ni aussi intense, ni aussi longue, ni aussi éprouvante que celle que nous venons de vivre », a-t-il affirmé.

    Il rappelle que la seconde moitié de juillet correspond traditionnellement à la période la plus chaude de l’année en Tunisie et estime que le pays est désormais en train de dépasser ce pic saisonnier.

    Une vague de chaleur exceptionnelle par sa durée

    Pour Hamdi Hached, ce qui distingue l’épisode de 2026 n’est pas uniquement le niveau des températures, mais surtout leur maintien pendant une période inhabituelle.

    « Ce que nous avons vécu en 2026 est exceptionnel à tous les niveaux. Ce n’est pas seulement une question de température, mais aussi de durée », a-t-il souligné.

    Il explique notamment que plusieurs régions du pays ont connu des températures qui ne sont pas descendues sous les 37 degrés Celsius pendant douze jours consécutifs.

    « C’est probablement l’une des plus longues périodes, voire la plus longue, avec des températures constamment supérieures à 37 degrés Celsius », a-t-il estimé.

    Selon lui, cette persistance de la chaleur a empêché les villes de se refroidir durant la nuit.

    « Les routes, le béton, le ciment et l’ensemble des infrastructures emmagasinent énormément de chaleur. Habituellement, cette chaleur est évacuée pendant la nuit. Cette fois, les bâtiments, les routes et les infrastructures n’ont pratiquement pas eu le temps de se refroidir, ce qui a entraîné une accumulation progressive de chaleur d’un jour à l’autre. C’est ce qui explique cette sensation de four ressentie même après le coucher du soleil », a-t-il expliqué.

    Hamdi Hached a également replacé cette situation dans un contexte mondial. Selon lui, 62% de la planète ont été concernés par des vagues de chaleur simultanées au cours de la troisième semaine de juin 2026, une situation qu’il qualifie d’inédite à cette échelle.

    Un léger répit, mais la vigilance reste de mise

    Le recul attendu des températures devrait progressivement réduire la pression exercée sur le réseau électrique et améliorer les conditions de vie après plusieurs jours marqués par une chaleur extrême. Les autorités continuent toutefois d’appeler à la prudence.

    Ces derniers jours, la Steg a expliqué que les délestages observés dans plusieurs régions visaient à préserver l’équilibre du réseau lors des pics de consommation. De son côté, l’UGTT estime que ces difficultés mettent également en évidence un déficit durable des capacités de production face à une demande appelée à augmenter sous l’effet du changement climatique.

    I.N.

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