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25 juillet : l’absence remarquée de Kaïs Saïed, un silence devenu presque ordinaire

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Par Synda Tajine

    Le 25 juillet occupe une place à part dans le calendrier politique tunisien. Fête de la République, elle est depuis plusieurs années un rendez-vous symbolique pour le pouvoir, plus encore depuis le tournant institutionnel de 2021. Cette année pourtant, le chef de l’État n’a prononcé aucun discours, adressé aucun message officiel aux Tunisiens.

    L’absence n’a pas échappé aux internautes, qui l’ont relevée sur la toile. Mais elle surprend de moins en moins : elle s’inscrit désormais dans une habitude. Kaïs Saïed avait déjà fait l’impasse sur ses vœux pour l’Aïd el Kebir, rompant avec une tradition politique bien ancrée où les responsables publics profitent de ces moments pour s’adresser directement aux citoyens.

    Un silence qui détonne en pleine tension sociale

    Depuis son arrivée au pouvoir, Kaïs Saïed a imposé un mode de communication à rebours de ses prédécesseurs : des vidéos diffusées sur la page officielle de la présidence, au fil de réunions ou de visites de terrain, plutôt que des allocutions solennelles. Les discours de circonstance, eux, se raréfient d’année en année.

    Ce silence tombe dans un contexte particulièrement tendu. Le pays cumule difficultés économiques et sociales, et les Tunisiens affrontent des problèmes très concrets au quotidien, à commencer par des coupures d’électricité à répétition, en pleine canicule, qui ont nourri l’exaspération dans plusieurs régions. Ce n’était sans doute pas une grande annonce politique qu’on attendait ce 25 juillet, mais un signe de présence : une parole qui reconnaisse les difficultés vécues et esquisse un début de réponse.

    Le silence, nouvelle norme ?

    L’absence de message présidentiel aux grandes occasions surprend de moins en moins ; elle installe plutôt une forme de résignation. Dans une partie de l’opinion, ce silence a fini par s’intégrer au paysage politique, au même titre que la rareté, désormais banalisée, de la parole présidentielle elle-même.

    S.T

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    5 commentaires

    1. Citoyen_H

      Répondre
      26 juillet 2026 | 23h32

      LES CHIENS ABOIENT

      et la caravane passe.
      Inchallah i-jikom un El-gouléni qui vous fera voir de toutes les couleurs, les consanguins !!!!!
      Une fois de trop, mè ti7mdouch Rabi.
      J’espère de tout cœur que cette fois-ci, ce sera la bonne.

    2. Mhammed Ben Hassine

      Répondre
      26 juillet 2026 | 22h19

      Notre proverbe tun disait
      [Si parler en argent le silence lui en or ]
      Car finalement il n’y a rien absolument rien à dire à quoi bon nou frustrer d’avantages

    3. Fares

      Répondre
      26 juillet 2026 | 21h52

      Un mépris assumé pour le peuple tunisien est ses fêtes et je parle ici de la fête de la République. La fête du savoir sera fêtée au mois de septembre ou octobre quand bon semble à ks.

    4. Tunisino

      Répondre
      26 juillet 2026 | 16h38

      Il n’a rien à dire, il a tout foutu, après 5 ans de pouvoir absolu. Il attend son éviction sans qu’il se rende compte, par un X ou un soulèvement, du déjà vu durant Bourguiba, Ben Ali, et Ghannouchi. Les politiciens tunisiens sont si limités et si égoistes qu’il n’arrivent pas à mettre un pays sur les rails du progrès durable, et surtout à voir la tempête venir pour se sauver et sauver 12 millions d’innocents.

    5. Hannibal

      Répondre
      26 juillet 2026 | 14h39

      Il fait tout simplement de lauto-censure.
      S’il apparaît, il se sentira obligé de parler pour invectiver, ordonner, dénoncer, convoquer, visiter inopinément au cours de la nuit, lire les réseaux sociaux et autres forums pour chasser les phénomènes anormaux et mystérieux en essayant de retrouver le sommeil, puis finalement à la fin de la nuit faire un communiqué et … C’est reparti pour un tour.
      Cela représente beaucoup de travail qui est finalement pas nécessaire puisqu’il gardera de toutes façons son poste.

    Répondre

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