La Pharmacie centrale de Tunisie (PCT) est sortie de son silence, lundi 3 août 2026, pour tenter de désamorcer la polémique suscitée par la récente hausse des prix de plusieurs médicaments importés. Intervenant sur Diwan FM, une source responsable de l’établissement a assuré que les augmentations ne concernaient qu’un nombre limité de spécialités pharmaceutiques et qu’elles répondaient à des impératifs économiques et d’approvisionnement.
Cette mise au point intervient quelques jours après la publication de la circulaire n°30/2026, qui a ravivé les inquiétudes autour du coût des traitements, notamment pour les patients atteints de maladies chroniques. Le sujet a également alimenté le débat économique, plusieurs observateurs, dont l’économiste Ridha Chkoundali, estimant que ces hausses traduisent les difficultés financières croissantes de la Pharmacie centrale et, plus largement, les déséquilibres que traverse le secteur de la santé.
Selon la source interrogée par Diwan FM, les médicaments concernés n’avaient pas vu leurs prix révisés depuis plusieurs années. La PCT attribue cette actualisation à l’augmentation des prix d’achat sur les marchés internationaux ainsi qu’à la hausse des coûts d’importation. Elle affirme, en outre, que les majorations resteraient, dans la plupart des cas, limitées à quelques dinars, voire à quelques millimes.
La Pharmacie centrale soutient également que cette révision tarifaire vise avant tout à préserver la disponibilité des médicaments sur le marché tunisien et à éviter les ruptures d’approvisionnement. Toujours selon cette même source, l’objectif est d’assurer la continuité de l’accès aux traitements sans compromettre la prise en charge des patients.
La PCT assure suivre de près l’évolution de l’approvisionnement en médicaments, en coordination avec le ministère de la Santé, et affirme que la sécurité pharmaceutique demeure une priorité. La source a également appelé les citoyens à ne pas relayer, selon ses termes, des informations ou des chiffres « éloignés de la réalité », promettant une communication transparente sur l’évolution du secteur.
Une hausse qui alimente les interrogations
Cette communication intervient dans un contexte de vives réactions à la suite de la publication, le 24 juillet dernier, de la circulaire n°30/2026, officialisant une nouvelle actualisation des prix de plusieurs médicaments à usage humain. Celle-ci fait suite à la circulaire n°32/2025, qui avait déjà conduit à une révision des tarifs de plus de 280 spécialités pharmaceutiques importées.
Parmi les médicaments concernés figurent notamment des traitements contre le diabète, les maladies cardiovasculaires, les troubles de la thyroïde, certaines pathologies hématologiques ainsi que plusieurs préparations vitaminiques.
Si la PCT justifie ces augmentations par l’évolution des coûts d’approvisionnement, les critiques se multiplient depuis plusieurs jours. Des économistes et des observateurs estiment que ces révisions tarifaires reflètent aussi les difficultés structurelles auxquelles est confronté l’établissement public, confronté depuis des années à une situation financière fragile et à des tensions récurrentes sur l’approvisionnement en médicaments.
M.B.Z












Commentaire
Mhammed Ben Hassine
[voire à quelques millimes.]
Nom de dieu système quoi ce n’importe quoi là pct court après des miettes (qlq millimes..!)
Tous ce vacarnes en fanfares et gaspillage d’énergies …pour qlq millimes