Heure de Tunis :
Plus de prévisions: Meteo 25 jours Paris
Light
Dark

L’UGTT réclame l’annulation de la hausse des prix des médicaments et dénonce une atteinte au droit aux soins

Article réservé aux abonnés

Par Myriam Ben Zineb

    Alors que la hausse des prix de certains médicaments continue d’alimenter la polémique, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) est montée au créneau. Dans un communiqué publié mardi 4 août 2026, le département de la Protection sociale et du secteur non organisé de la centrale syndicale dénonce des augmentations préjudiciables au droit aux soins et appelle les autorités à revenir sur cette décision.

    L’UGTT estime que les hausses annoncées concernent des médicaments essentiels et interviennent dans un contexte de forte dégradation du pouvoir d’achat. Selon elle, cette situation risque de rendre l’accès aux traitements plus difficile pour de nombreux Tunisiens, en particulier les salariés, les retraités, les personnes à faibles revenus ainsi que les travailleurs du secteur informel.

    Le syndicat considère que cette révision tarifaire ne constitue pas une simple mise à jour des prix, mais traduit un choix consistant à faire supporter aux citoyens les difficultés financières du système de santé, faute d’une réforme structurelle du secteur. Il avertit que cette orientation pourrait conduire certains patients à renoncer à leurs traitements ou à interrompre leur suivi médical, avec des conséquences sanitaires et sociales importantes.

    L’organisation souligne également que les bénéficiaires de la gratuité des soins et les détenteurs de cartes de soins à tarif réduit ne sont pas épargnés, les difficultés d’approvisionnement et les contraintes financières des établissements publics de santé limitant déjà l’accès à de nombreux médicaments.

    Pour l’UGTT, le droit à la santé et à l’accès aux traitements ne peut être soumis aux seules contraintes budgétaires. La centrale appelle l’État à assumer pleinement sa responsabilité dans la préservation de la sécurité pharmaceutique nationale et à soutenir durablement les institutions publiques du secteur.

    Six revendications

    L’UGTT demande une révision immédiate des augmentations de prix et le retrait des décisions qu’elle considère comme portant atteinte au pouvoir d’achat des citoyens.

    Elle réclame également l’intégration des travailleurs du secteur informel dans un système de couverture sociale et sanitaire complet, le renforcement des ressources de la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) et le soutien financier à la Pharmacie centrale afin de préserver la sécurité médicamenteuse du pays.

    La centrale plaide en outre pour le développement de l’industrie pharmaceutique nationale, publique comme privée, afin de réduire la dépendance aux importations, ainsi que pour l’ouverture d’un dialogue associant l’ensemble des acteurs du secteur en vue d’engager une réforme durable conciliant équilibre financier et droit à la santé.

    Une polémique qui s’intensifie

    Le communiqué de l’UGTT intervient alors que les réactions se multiplient autour de la révision des prix de certains médicaments.

    Plus tôt dans la journée, 17 députés de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) avaient eux aussi exprimé leur inquiétude, estimant que cette question dépassait le cadre d’un simple ajustement tarifaire et touchait directement au droit à la santé. Les parlementaires ont plaidé pour une réforme globale de la politique du médicament, davantage de transparence dans la fixation des prix ainsi que des mécanismes de protection en faveur des patients les plus vulnérables, notamment ceux atteints de maladies chroniques.

    Ces prises de position font également écho aux explications fournies lundi par une source responsable à Diwan FM, selon laquelle la récente révision ne concerne qu’un nombre limité de médicaments importés dont les prix n’avaient pas été actualisés depuis plusieurs années. La source avait assuré que les hausses, généralement limitées à quelques dinars ou quelques millimes, visaient avant tout à garantir la continuité de l’approvisionnement et à éviter les ruptures de stock, dans un contexte de hausse des coûts d’importation et d’approvisionnement sur les marchés internationaux.

    M.B.Z

    Subscribe to Our Newsletter

    Keep in touch with our news & offers

    Contenus Sponsorisés

    2 commentaires

    1. Tunisino

      Répondre
      5 août 2026 | 8h33

      Oui, l’Ugtt communiste, bête, et égoiste, est toujours contre tout pouvoir, et que la Tunisie aille à l’enfer! Toute troisième république doit écraser cette organisation périmée et traduire ses têtes en justice pour enrichissement illégal, et certains pour haute trahison.

      • Citoyen_H

        Répondre
        5 août 2026 | 11h14

        ABSOLUMENT

        À 200% d’accord avec vos propos !

    Répondre

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *