Comme chaque soir à 23h, Business News vous propose son récapitulatif quotidien : cinq informations, sélectionnées par la rédaction, pour saisir l’essentiel des enjeux qui ont marqué l’actualité. Voici le récap de la journée du 8 au 9 août 2026.
Affaire du « complot » : l’État tunisien défend ses procès devant la Cour africaine
L’État tunisien répond aux accusations formulées devant la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples dans l’affaire dite du « complot contre la sûreté de l’État ». Dans un mémoire déposé le 17 juillet 2026, le Contentieux de l’État demande le rejet de l’ensemble des requêtes introduites par Khayam Turki et sept autres personnes poursuivies dans ce dossier.
Le dossier concerne huit figures poursuivies dans cette affaire, parmi lesquelles Ridha Belhaj, Jaouhar Ben Mbarek, Ghazi Chaouachi, Abdelhamid Jelassi et Chaima Issa. Le mémoire, transmis par le greffe de la Cour africaine, développe une défense essentiellement juridique. L’État y conteste les violations alléguées de l’indépendance de la justice, du droit à la liberté, du droit à un procès équitable et de la liberté d’expression.
Code des eaux : le projet amendé bientôt soumis au Conseil des ministres
Élue de la circonscription Teboursouk-Dougga-Tébar (Béja Sud), la députée avait interpellé le ministère sur le retard enregistré dans l’examen du projet de Code des eaux et demandé des précisions sur le calendrier prévu pour sa présentation devant le Parlement.
Dans sa réponse, le ministère affirme que la nouvelle version du projet a intégré les observations formulées par les différents ministères et structures concernés. Le texte aurait ainsi atteint le stade permettant sa présentation au Conseil des ministres « dans les meilleurs délais », avant son transfert à l’ARP.
Aides sociales : la subvention mensuelle passe à 280 dinars, avec effet rétroactif
La subvention financière accordée aux catégories pauvres sera désormais portée à 280 dinars par mois, contre 260 dinars auparavant, en vertu d’une décision conjointe du ministre des Affaires sociales et de la ministre des Finances, publiée dans le dernier numéro du Journal officiel de la République tunisienne (Jort).
Cette décision vient modifier le montant de l’allocation fixé par une précédente décision conjointe, datée du 10 juillet 2024, qui avait établi la subvention financière destinée aux catégories pauvres à 260 dinars.
Médicaments : la Pharmacie centrale « en état de mort clinique », affirme une députée
Selon la députée Bouthayna Ghanemi, la Pharmacie centrale se trouve aujourd’hui dans une position devenue particulièrement fragile, alors même qu’elle constitue un maillon essentiel de l’approvisionnement des établissements hospitaliers publics. « Elle est le seul fournisseur pour les hôpitaux », a-t-elle expliqué, en mettant notamment en cause les dettes accumulées ainsi que les difficultés rencontrées dans l’approvisionnement en médicaments.
Cette situation a considérablement réduit les capacités de stockage et de distribution de la Pharmacie centrale. Alors qu’elle était auparavant en mesure d’assurer aux établissements hospitaliers des stocks pouvant atteindre six mois, elle ne disposerait désormais, selon Bouthayna Ghanemi, que d’environ deux semaines de médicaments.
À Kesra, le conseil local suspend son activité, fustigeant sa mise à l’écart par les autorités
Le conseil local de Kesra, dans le gouvernorat de Siliana, a décidé de suspendre son activité pour une durée indéterminée, dénonçant l’absence de suivi de ses travaux et de ses recommandations ainsi que sa mise à l’écart par les autorités locales et régionales. Une décision qui intervient plus de deux ans et demi après l’installation des conseils locaux issus des élections de décembre 2023 et qui met en lumière les difficultés auxquelles se heurte, sur le terrain, cette nouvelle architecture de la gouvernance locale.
Dans un communiqué publié vendredi 7 août 2026 sur sa page Facebook, le conseil local de Kesra a affirmé avoir épuisé les voies de dialogue avec les différentes administrations concernées. Ses sept membres signataires estiment que les problèmes identifiés au niveau de la délégation et soumis à plusieurs reprises aux autorités locales et régionales n’ont pas reçu de réponses à la hauteur des attentes.










