Comme chaque soir, Business News vous propose son récapitulatif quotidien : cinq informations, sélectionnées par la rédaction, pour saisir l’essentiel des enjeux qui ont marqué l’actualité. Voici le récap du week-end du 12 au 13 septembre 2026.
À Genève, la Tunisie réclame la restitution des avoirs spoliés
À Genève, la Tunisie a remis une nouvelle fois sur la table l’épineuse question des avoirs considérés comme illicitement acquis et placés à l’étranger. La Mission permanente tunisienne auprès de l’ONU a appelé, vendredi 11 septembre 2026, les États détenant ces fonds à les restituer à leurs pays d’origine, estimant que leur mobilisation pourrait contribuer au financement du développement et permettre aux pays du Sud de réduire leur dépendance à l’endettement. Le sujet est loin d’être nouveau. Il revient avec une régularité presque mécanique dans les discours officiels tunisiens depuis des années, particulièrement lorsqu’il est question de dette, de justice économique ou de coopération internationale.
Décès en prison : l’Association des magistrats tunisiens réclame des enquêtes immédiates
L’Association des magistrats tunisiens (AMT) a exprimé, dimanche 13 septembre 2026, sa « grande inquiétude » face aux informations faisant état d’une hausse des décès dans plusieurs prisons et lieux de détention en Tunisie. Dans un communiqué, le bureau exécutif de l’association indique suivre les données et rapports relayés ces dernières semaines par plusieurs organisations nationales et de défense des droits humains, ainsi que les témoignages de certains avocats et familles de personnes décédées.
« Ni eau, ni électricité, ni médicaments, ni liberté » : le PDL descend dans la rue et réclame la libération d’Abir Moussi
Le Parti destourien libre (PDL) a organisé, samedi 12 septembre 2026, une manifestation à Tunis sous le slogan « Ni eau, ni électricité, ni médicaments, ni liberté », mêlant revendications sociales, dénonciation de la situation économique et défense des libertés publiques. Plusieurs membres et sympathisants du parti se sont d’abord rassemblés devant le ministère des Affaires sociales avant de prendre la direction du ministère de la Justice, où ils ont poursuivi leur mobilisation. Dans les rangs des manifestants, les pancartes résumaient une colère qui se voulait à la fois sociale et politique : « Nous n’avons plus d’eau », « Colère, pression, y’en a marre, le peuple est fatigué », « Ensemble contre l’injustice » ou encore « Où est le développement ? Où est l’emploi ? ».
Décès du musicien et compositeur Mohamed Garfi
Le musicien, compositeur et chef d’orchestre tunisien Mohamed Garfi est décédé ce dimanche 13 septembre 2026, à l’âge de 78 ans, a annoncé le ministère des Affaires culturelles. Né à Tunis en 1948, Mohamed Garfi a consacré plusieurs décennies à la musique tunisienne et arabe, s’illustrant notamment comme compositeur, auteur musical et chef d’orchestre. Mohamed Garfi a débuté sa carrière musicale en 1969 comme altiste au sein de l’Orchestre symphonique tunisien. Il a ensuite fondé le groupe 71 avant de prendre la direction de la troupe de la Ville de Tunis pour la musique
Les contrevérités de Moncef Marzouki à la BBC
L’ancien président de la République Moncef Marzouki était l’invité de la BBC. Interrogé sur la situation politique en Tunisie et sur son opposition au président Kaïs Saïed, il s’est livré à une charge particulièrement virulente contre le régime en place. Mais une phrase, surtout, mérite que l’on s’y arrête. Une phrase qui en dit peut-être autant sur la perception que Moncef Marzouki a de son propre passage à Carthage que sur l’histoire politique récente de la Tunisie. « L’histoire retiendra que je suis le seul Tunisien à être entré au palais de Carthage de manière démocratique et à en être sorti de manière démocratique », a-t-il affirmé.










