À peine élus, les nouveaux membres du bureau exécutif du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) ont déjà leurs dossiers. Réunis mardi 13 octobre 2026 au siège du syndicat, ils ont procédé à la répartition des responsabilités, au terme d’un accord entre les neuf membres. Zied Dabbar conserve la présidence du syndicat, tandis que Habiba Abidi en devient la vice-présidente.
La nouvelle équipe est désormais en ordre de marche. Mais derrière cette répartition des tâches, une question autrement plus importante se pose : de quels leviers dispose-t-elle pour défendre une profession confrontée à des pressions judiciaires, à la fragilisation économique des médias et à des difficultés croissantes dans l’exercice de ses missions ?
Le mandat qui s’ouvre ne sera pas un simple exercice de gestion syndicale. Il intervient dans un contexte où les interrogations sur la liberté de la presse et d’expression en Tunisie dépassent largement les préoccupations d’une corporation. C’est la capacité des journalistes à enquêter, à questionner les responsables publics et à informer les citoyens en toute indépendance qui se trouve au cœur des enjeux.
Une équipe répartie entre neuf responsabilités
La répartition annoncée mardi attribue la présidence à Zied Dabbar et la vice-présidence à Habiba Abidi. Jihen Louati assurera la trésorerie, tandis qu’Adel Riahi sera chargé du règlement intérieur et qu’Amine Dhbaibi prendra en charge les affaires sociales.
Les affaires professionnelles et juridiques ont été confiées à Abderraouf Bali. Bochra Sallami sera responsable du développement professionnel, de la formation et de la sécurité au travail. Karim Ouannès aura la charge de la culture, de la communication et des relations avec la société civile, tandis que Siwar Amaïdia s’occupera des relations extérieures.
Cette répartition dessine plusieurs chantiers qui se rejoignent sur un même objectif : préserver les conditions d’exercice du métier. La défense juridique, les affaires sociales, la formation et la sécurité professionnelle ne relèvent pas de dossiers isolés. Ils touchent aux différentes dimensions d’une profession dont les difficultés sont à la fois politiques, économiques et sociales.
Reste désormais à traduire ces attributions en actions concrètes, dans un contexte où les attentes des journalistes sont élevées et où les marges de manœuvre du syndicat demeurent une question centrale.
R.B.H










