L’universitaire et analyste Tarek Kahlaoui a vivement critiqué, dans une publication publiée ce lundi 27 avril 2026, le manque de débat autour des projets de loi relatifs aux centrales photovoltaïques, dont l’examen est prévu demain au Parlement.
Affirmant suivre ce dossier « depuis ses débuts », il déplore que seule « une petite poignée » d’acteurs ait réellement prêté attention à ces projets, alors même qu’ils auraient dû mobiliser davantage les forces politiques et sociales. Il rappelle avoir lui-même abordé la question depuis plusieurs années, notamment sous un angle géopolitique lié aux relations entre la Tunisie et l’Italie.
Des acteurs salués pour leur travail de fond
Dans ce contexte, Tarek Kahlaoui met en avant quatre acteurs qu’il considère comme ayant mené un travail sérieux, à la fois scientifique et de terrain.
Il cite notamment l’engagement de l’Association pour la démocratie énergétique, en lien avec des membres de la Fédération générale de l’électricité, ainsi que celui de l’Organisation tunisienne des énergies propres (STEP), qui regroupe des entrepreneurs du secteur et a élaboré un livre blanc sur la question.
Il évoque également l’implication de certains anciens membres de la commission parlementaire de l’énergie, ainsi que les travaux de l’Observatoire tunisien de l’économie, auteur, selon lui, de « l’étude analytique la plus importante » sur les projets concernés.
Un processus critiqué pour son manque d’ouverture
L’analyste regrette par ailleurs que ces organisations n’aient pas été associées aux discussions parlementaires. Il indique que leurs contributions ont été « rejetées ou ignorées » lors d’une rencontre organisée la semaine dernière, où seuls des représentants officiels et des députés favorables au projet ont été entendus.
Dans la même veine, il critique le silence des autorités face aux réserves exprimées par la Fédération générale de l’électricité, estimant que « ignorer les critiques ne traduit pas la solidité des arguments, mais plus probablement leur faiblesse ».
Appel à un débat public élargi
Pour Tarek Kahlaoui, ces projets, structurants pour l’avenir énergétique du pays, nécessitent au minimum un débat public apaisé, fondé sur des données scientifiques et des analyses de terrain.
Il met en garde contre toute tentative de passage en force, qui, selon lui, ne servirait pas « les intérêts supérieurs du pays », appelant à replacer ce type de dossiers au cœur du débat politique.
S.H











